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ploussard

  • A La Crémerie, entre un bourgogne et un jura

    Dans cette adresse où j'aime revenir régulièrement, les bons vins vont par deux. Avec Thomas l'autre fois, avec Olivier aujourd'hui. Le premier (avec le thon de l'île d'Yeu) est une vieille connaissance : saint-aubin 1er cru En Remilly de Dominique Derain. Dégusté souvent avec Olivier, ce vin, on l'a rarement mis à table. La version 2008, extrêmement fringante, on peut la boire maintenant, on peut aussi l'attendre des années.

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    Le second (avec un maaaaagnifique pâté de tête) est un vin jamais bu dans ce millésime. Une vraie grenadine mais hyper classe. On sent que se cache la profondeur d'un terroir et une patte d'honnête vigneron. De quoi s'agit-il ?

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    Et quelle couleur...

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    C'est le ploussard 2010 tout frais sorti du chai de la maison Overnoy-Houillon. cette bouteille a dépucelé Olivier en Overnoy et depuis, il ne parle plus que de ça. C'est l'archétype du grand vin : pas besoin d'attendre qu'il soit vieux pour qu'il soit bon.

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  • Saucisson chaud et arbois 2002

    J'inaugure un nouveau truc : porter une adresse aux nues et ne pas dire où c'est. Il y a encore quelques mois, on ne pouvait pas y manger. Et comme c'était dommage : car ce midi, le patron nous a sorti de sa manche ce saucisson chaud aux légumes dits oubliés.

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    Pas de Joël Thiébaut, pas de nème-dropingue. Non, juste des bons produits qui proviennent de copains du chef des lieux, de mecs qui se battent, qui bossent tout aussi bien que les stars (voire mieux) et qui ont du mal à vendre leurs produits d'exception. Sur le même sujet, on parlera bientôt de poires au vin goûtées ce midi aussi.

    Donc un saucisson chaud gouleyant comme un beaujolais, des radis, des pommes de terres, des endives et une betterave jaune super poivrée. J'ai à nouveau faim. Voici l'archétype une bonne adresse : un "honnête homme" en cuisine, des produits fulgurants, une cuisine toute simple. Evidente... un mot qui revient souvent sur ce blog. L'ambiance est décontractée du slibard, on papote avec les autres attablés bien chanceux, on rit aux blagues un peu lourdes ("Bon, on boit un coup ou on s'encule ?" Réponse : "Euh, là j'ai plutôt soif en fait...").

    Je ne vais pas la jouer comme d'autres aiment à faire leur numéro du genre "on devrait pas vous donner cette adresse, on aimerait vraiment se la garder pour soi mais on vous la donne quand même". Non, pas moi. Cette adresse, je me la garde. Bon, d'un autre côté, j'en parle ici bien assez souvent pour d'autres raisons...

    Et l'un de ces raisons, c'est cet arbois 2002 du domaine Foret avec sa couleur déjà brique comme un vieux bourgogne. Le patron a trouvé que le vin était "fané". Franchement, des fanés comme ça, on en boirait bien tous les jours. Un vin de vigneron, comme expliquait un client de manière ma foi tout à fait logique. J'ai aussi acheté un truc que je n'avais jamais vu, du domaine Foret toujours : la cuvée Tou Tan Khordon (ou Toutankhordon), le pétnat jurassien à base de ploussard (10 euros). On va se marrer je pense...

  • J'ai jumelé Trévise avec Arbois

    Les accords mets-vin, j'en parlais hier, sont avant tout réussis lorsque ce que l'on mange est bon. Passée cette étape souvent piège, on peut commencer à disserter sur le sexe des anges.

    Ce soir, j'ai eu la main heureuse avec mon risotto au radicchio di Treviso. Recette de Laura Zavan dans son bouquin sur les risottos (Marabout). Une semaine avant de partir à Trévise, on embarque déjà. Pas très compliqué : compter une trévise pour trois, à couper en petits carrés. On la fait étuver avec un peu de vin rouge et on réserve. On s'occupe du risotto de manière tout à fait classique sauf qu'on utilise cette fois du vin rouge. En fin de cuisson, on ajoute la trévise cuite. Un régal.

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    Pour accompagner l'amerture flateuse (c'est rare) de ce plat, prenons un petit bonbon du Jura. Dans ma quête du bon ploussard, j'ai trouvé Uva 2009 du Domaine de la Tournelle, dont le prix m'enchante (9 euros je crois au Bon Marché ou au Vin à Portée de Main à Metz) : incroyablement fruité avec lui aussi sa pointe d'amertume qui apparait en fin de bouche. Pas besoin de dire qu'il est sans soufre ajouté et que la macération est carbonique, tout ça se devine dans le verre. Ce vin devrait devenir l'étalon-mètre des superbes bouteilles à petit prix.

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    Et j'entends certains rabats-joie reprocher plein de choses à ce vin : être trop rosé, être trop sur le fruit, être trop lég', ne pas être assez "bordeaux"... Tant mieux, discutez, n'en buvez pas et surtout laissez-le moi.
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  • Jour J(ura)

    Bon je peux être fier de moi, je n'ai pas craqué. Ce soir, on va enfin voir (et goûter) ce qu'elle a dans le ventre cette bouteille de joli ploussard 2009 de Pierre Overnoy-Emmanuel Houillon...

  • Le ploussard est toujours sur l'étagère

    Je passe devant tout le temps depuis hier et demain ce sera la même chose. C'est bon, je résiste. Et malgré les appels au cambriolage lancés par le Vindicateur, il est toujours là, sur l'étagère, le ploussard 2009 d'Overnoy-Houillon. Il attend demain soir. Et une burrata sans doute pour l'accompagner.

  • Le vin, école de la patience

    Elle va rester là, comme ça sur l'étagère, jusqu'à samedi soir. C'est-à-dire un peu plus de 48 heures. A côtoyer Guy Debord, Paul Auster, René Fallet ou Amos Oz : y a pire comme voisinage... Elle pourra aussi parler pinard avec Jim Harrison ou Kermit Lynch qui ne sont jamais très loin. Et moi, à force de passer devant pour aller à la cuisine me servir un verre d'eau, ça m'apprendra la patience. Qui fera monter le désir.

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    Tout a commencé hier soir à la Cave des Papilles. "C'est de l'arrivage tout récent de chez Overnoy-Houillon : c'est tout frais, ça vient de sortir". Entre elle et moi, ça a tout de suite été le coup de foudre. Ploussard 2009 pour ceux qui ne l'aurait pas reconnu. Olif le chanceux l'a goûté au fût il y a quelques mois : "noté << trop bon >> par mes soins. Mais il n'y en aura pas pour tout le monde" écrivait-il. Et 35 euros plus tard, on est rentré ensemble main dans la main. Il faut juste que je tienne deux jours.

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