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puzelat

  • Du chenin dans les veines

    Le mois dernier, c'est-à-dire l'année dernière, j'avais convié quelques camarades du parti d'en rire afin de partager quelques quilles de Loire (dont une cachée) introuvables mais tout de même réunies ces derniers mois par divers moyens (légaux). Petite dégustation à l'aveugle.

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    Traditionnellement, la première bouteille donne le ton de la soirée. Sayonara (pas pour tout l'monde) 2008 de Thierry Puzelat. A ce que j'ai compris, la composition change selon les millésimes : chenin ou sauvignon (là, ce doit être le premier) avec un poil extrêmement léger (un poil quoi...) de sucre résiduel et très, très peu de soufre. Avec le foie gras, Stéphanie a dit bingo ! Les autres aussi d'ailleurs. Assurément, une des bouteilles de la soirée.

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    Le cépage introuvable mais-en-fait-une-fois-qu'on-te-dit-ce-que-c'est-tu-fais-bon-sang-mais-c'est-bien-sûr ! Le chardonnay de Claude Courtois, en Loire, ça s'appelle l'Arnoison et ça se passait en 2009. Une seule barrique produite. Voilà un vin mûr qui a du répondant.

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    A suivre un très, très joli jus aussi, le pouilly-fumé 2009 du duo Puzelat-Bonhomme. C'est incroyablement rare : je ne l'ai jamais vu chez un caviste (en tout cas, pour l'instant et sauf erreur). A l'aveugle, quand on se souvient des vins d'Alexandre Bain, on marque un point.

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    L'Opéra des Vins 2003 de Jean-Pierre Robinot. Aïe, l'une des déceptions de la soirée. Le vin est un peu dépassé par le temps, on aurait mieux fait de le boire il y a deux ans. Vraiment dommage, car même goûté le lendemain on sent qu'il avait du répondant.

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    Bon, alors là bien sûr. La bomba de la soirée. Le Clos du Giron 1996 d'Eric Callcut, l'un des vins les plus insolites et les plus délicieux jamais bus. Par contre, tout le monde n'accroche pas et je dirais que c'est normal tant il balaie le palais. Puissance, démonstration, concentration mais le tout équilibré par une acidité en forme olympique. Le vin semble presque jeune et taillé pour les siècles. 

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    Le Vin de Voile 2004 de Béatrice et Michel Augé. C'est du sauvignon à la jurassienne, c'et-à-dire élevé sous voile : moi j'adhère mais c'est vrai qu'après Callcut, ma bouche est encore paralysée. Goûté seul et sans la bombe précédente, il aurait fait un vin parfait avec les fromages comme il y a un an.

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    Venons-en à la bouteille cachée. Pour ne pas attirer d'ennuis à son producteur (on a vu avec Olivier Cousin que la répression des fraudes ne rigolait pas), je vais taire le nom et l'histoire de ces quelques pieds de merlot qui naissent libres mais inégaux en droit quelque part dans cette jolie Loire. Le jus s'avère extrêmement bien fait, assez gouleyant et très parfumé. Je le regoûterai bien dans quelques années, pour voir comment il évolue.

    Finissons avec le cabernet-franc vieilles vignes 2007 d'Olivier Cousin justement. Un monstre rouge calibré pour les plats de gibier, pas vraiment pour une dégustation entre copains. Même carafé deux heures, il montre une véritable exubérance.

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  • 17h, apéro chez Camdeborde

    A L'Avant-Comptoir, on peut tout se permettre. Revenu d'Italie le gosier plein de pinot gris vénétien, je continue sur ma lancée avec ce vin hors-norme et introuvable : le pinot gris des frères Puzelat (Clos du Tue-Boeuf). Evidemment classé en Vin De France. Festif, acidulé, taillant dans le marbre.

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    Et avec ça un tataki de thon (albacore) avec un sublime chutney.

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    La vie n'est pas très compliquée, faut juste avoir un Camdeborde sous la main. Et tout ça pour le prix d'un mauvais sauvignon dans un bar pseudo branché du coin.

  • Le beaujolais, vite fait

    Comme chaque année et comme beaucoup d'autres, j'ai gouté le beaujolais nouveau 2009. Dire qu'il est bon ou mauvais est aussi con que de dire que, cette année, les pommes sont bonnes ou mauvaises. Tout dépend de la nana ou du mec qui a travaillé le produit. Celui que j'ai goûté ce soir avec Olivier, aux Caves Augé, était bon, fruité, assez concentré.

    Par contre, il faut juste rappeler quelque chose. On oublie de dire que le troisième jeudi de novembre correspond au lancement officiel de TOUS les vins primeurs. Or, la fédé du beaujolais s'est débrouillée pour faire croire à tout le monde que ce jour-là il ne fallait boire que du beaujolais.

    Donc aujourd'hui, nous avons aussi goûté un vin de Loire primeur. Le "vin nouveau" des frères Puzelat, aux Montils, près de Cheverny. Sa folle richesse pour un simple primeur confirme que le Clos du Tue-Boeuf est actuellement un des cinq meilleurs domaines de France.
  • Le millésime 2009, bientôt dans les bacs

    J'arrive après la bataille, mais je le note tout de même. Le millésime 2009 serait exceptionnel. Tout le monde le dit. En Champagne, à Bordeaux (tiens, y font encore du pif à Bordeaux ?), dans le Beaujolais, partout. Sauf peut-être dans le Languedoc-Roussillon, où cela serait "plus hétérogène". Hiver pluvieux, printemps sympa, été chaud comme il se doit. Bref les conditions climatiques sont réunies. C'est un truc de coopérative, ça, la météo. Car, encore une fois, il faut le répéter, le vin ce n'est pas seulement l'interaction entre la météo, un terroir et un homme : c'est avant tout un homme qui aime ce qu'il fait. Frédéric Cossard (dont nous déboucherons une bouteille dimanche soir), les frères Puzelat, Lenoir... pour ne citer que ceux qui retiennent mon attention cette semaine (et sans pour autant les boire).

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