Avertir le modérateur

risotto

  • La vie en rouge

    Les Deux Amis d'hier midi m'ont donné envie de faire un risotto à la betterave. Mais pour rendre les choses vraiment goûteuses, c'est un poil plus compliqué que ce que l'on imagine.

    IMG_0346.JPG

    On ne va pas prendre la betterave déjà cuite mais crue. Il faut la choisir chez un bon maraîcher, bien la laver et la passer une petite heure à la vapeur. Après épluchage, il suffit de broyer les quartiers avec un mixeur plongeant et d'assaisonner sans casser le goût doucereux. Ce qui donne une jolie purée pétante.

    IMG_0351.JPG

    Après on se coltine le risotto de manière classique. Sauf qu'à la place du vin blanc, j'ai mis du rouge pour lancer la cuisson. C'est un essai : de toute façon le risotto sera très coloré, on n'y verra que du feu. Bon, pour l'instant, ça tire plutôt sur le violet.

    IMG_0352.JPG

    Pour cuire le riz, je n'ai pas fait mon bouillon avec de la Romanée-Conti mais avec le jus de cuisson de la betterave et quelques légumes. Pourquoi mon liquide a-t-il pris la couleur d'un très vieux bourgogne ou d'un tuilé oublié dans une cave ? Sans doute à cause de la peau un peu brune de la betterave... Pourtant je l'avais bien lavée.

    IMG_0362.JPG

    Cinq minutes avant la fin de la cuisson (un risotto c'est 17-18 minutes), j'ajoute deux louches de purée de betterave. C'est trop tôt. Et pourtant je le sais : il faut ajouter la "garniture" en bout de chaîne. Le riz n'a pas pu continuer à cuire normalement ; il lui a fallu un peu plus de temps. Puis l'étape de mantecare, celle du parmesan... Bon, on ne fait pas un cours sur le risotto non plus.

    Résultat : une couleur toute aussi pétante et bizarrement un risotto très léger, bien plus que ce que la photo laisse imaginer. On s'en sert une grosse écuelle et quelques minutes après elle est terminée. Quant au vin rouge à la place du blanc, rien à redire.

    IMG_0374.JPG

    Et on boit quoi avec ça ? Un Rouge qui Tache, la cuvée 100 % abouriou que Stéphanie Roussel (Château Lassolle) vinifie dans le Marmandais, à Romestaing précisément. Je tiens déjà à souligner que j'ai un coup de coeur... pour le dessin, oui bien sûr, mais surtout pour le fait que la bouteille soit en verre totalement transparent. Pas un verre vert ou brun ou que sais-je. Bon d'accord, juste un peu bleuté. Mais on voit tout de suite la vraie couleur du vin et c'est franchement agréable.

    Dans le verre, le nez plutôt discret laisse vite place à une bouche très intéressante : le cépage local offre un jus tannique sans être lourd. Je l'ai servi dans deux gros verres (à bourgogne) et un quart d'heure plus tard, il gagnait beaucoup en fruité. Un très joli vin et un bon rapport qualité-prix (il doit être à 8 euros aux Caves de Prague, à Paris). Bref, tout le contraire d'un rouge qui tache.

    IMG_0384.JPG
  • L'enfer des sommeliers est pavé d'asperges

    Sur un bon risotto aux asperges, on boit quoi ? Du blanc ? de la bière ? Les sommeliers, parait-il, détestent l'asperge parce qu'elle ne se marierait avec rien. Tout comme les petits pois.

    Personnellement, je n'y crois guère. Un blanc franc du Roussillon ferait bien l'affaire.

    P13-06-10_20.33.JPG

    Mais ce jour-là, on s'en est tenu au rouge. Un fruité mais présent, pour répondre à la bonne dose de parmesan : ce n'est pas complètement idiot. La petite cuvée Poignée de raisin de Gramenon fait parfaitement l'affaire.

    P13-06-10_20.33[01].JPG
  • Les deux bouteilles du dimanche soir

    Comme nous étions quatre, comme c'était la saison, l'idée : le risotto aux girolles. Alors pour tout dire, soit les champignons n'étaient pas à la hauteur, soit il vaut mieux le faire avec des cèpes, en tout cas c'était un peu fadasse. Et ce n'est pas ma belle huile de noisettes de l'Huilerie Beaujolaise qui dira le contraire.

    Par contre, question jaja, que du pinard qui tape. Une bouteille bien sombre mais qui se rallume une fois débouchée. Un Drappier Millésime Exception 2002. Heu, c'est du champagne, mais c'est pas non plus du champagne. Oubliée cette sensation de brûlure d'estomac. Avec une betterave crapaudine crue, et une petite crème de lentille, ce fut parfait (pour un dimanche soir).

    Fréd Cossard et son Combe-Bazin 2005 (30 euros chez Lavinia). Au goulot déjà plus clair. C'est comme cela qu'on l'aime la Bourgogne et le bourgogne. Fruité, brut, incisif, tranchant. C'est donc du blanc, AOC Saint-Romain. Mais ça on a presque oublié. Il tend vraiment vers quelque chose de génial ce domaine de Chassorney, à quelques encablures de Meursault et des vignes de Montrachet. Du vin de raisin. Du vin de raison, aussi. Le risotto, même aux girolles, n'était pas à la hauteur.

    Et si je me rappelle bien d'une bouteille ouverte il y a deux ans, peut-être même que sa cuvée Bigotes à quelques euros de moins lui était supérieur : privilège des grands domaines de réussir mieux les petites cuvées.

    P28-10-09_13.57.JPG

     

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu