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roussillon

  • Dégustation à l'aveugle

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    Petit jeu. C'est quoi dans ce verre ? Réponse plus bas, le temps de vous laisser réfléchir un peu.

    Et pendant ce temps-là à Vera Cruz.

    Alors une petite idée ? Non, ce n'est pas du vin nord-coréen, quoique la couleur y ressemble. C'est un vin qui, semble-t-il, a un peu vieilli mais qui reste incroyablement tendu, incroyablement équilibré de fait. Au nez, on ressent déjà une finesse et en bouche, on la confirme.

    Il reste du sucre là-dedans ; je peux le dire, on est dans le liquoreux. Mais rien à voir avec de l'explosion de fruits faciles, comme les litchis. C'est un fruit tapé, un peu blet, mais pas trop blet non plus : c'est-à-dire qu'il reste une sensation d'alcool mais elle n'est pas âpre. En tout cas, ce n'est pas du riesling, c'est pas du gewurztraminer : c'est assurément un cépage sudiste.

    Bingo ! Je t'aide : grenache. Alors qui dit grenache avec du sucre en bouche, dit peut-être Roussillon. Oui. Allez, le plus célèbre : Banyuls ? Oui, mais non. Disons que ce n'est absolument pas lourd comme d'habitude dans le coin, on n'a pas ce poids de l'alcool avec lequel on a muté. C'est très fin. Bien sûr, cela existe des nectars extrêmement légers dans le coin, ainsi le Vin de Méditation. Donc c'est à rapprocher de cela, quelque chose d'extrêmement vieilli, voire une solera ?

    On s'éloigne. Mais qu'est-ce que c'est bon... C'est cristallin, c'est lumineux dans le verre au reflet de la bougie. C'est incroyablement long en bouche, c'est pur et pour tout dire c'est la bouteille qui me réconcilie avec le sucre dans le vin.

    Un début de réponse ? C'es un genre de vendanges tardives de grenache d'au moins 10 ans d'âge. Précisément, c'est du 1999. Et on n'avait pas tout à fait tort quand on parlait de Banyuls, car c'est produit dans le coin. Et dernier indice : évidemment c'est du tout naturel.

    A Banyuls, du tout naturel en 1999 ? Le Casot des Mailloles ? Impossible, ils ne laissent pas de sucre dans leurs cuvées : certains béotiens qui tombent par hasard sur leur chai au centre de la rue principale de Banyuls le leur reprochent assez souvent... Qu'est-ce que c'est alors ?

    REPONSE :

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    Vin Antique 1999 du Casot des Mailloles.

    Quoi ? Ils font ça au Casot ? Jamais entendu parler de ce truc. Ils l'ont fait en 1999 en 2002, ça c'est certain. Ensuite, ils semblent l'avoir arrêté. Autant te dire que les heureux détenteurs de telles bouteilles doivent se compter sur les doigts des deux mains. Moi j'ai trouvé la mienne chez VinNouveau et pas sûr qu'il en reste à Franck.

  • Le Grunge Tasting avec Luc Charlier, le sans-culotte du Roussillon

    Cette semaine, nous passons au crible les 6 vignerons rebelles invités au Grunge Tasting le 12 décembre.

    Médecin de formation, ancien collaborateur à la revue In Vino Veritas et formateur en oenologie, Luc Charlier a créé en 2005 le domaine de la Coume Majou. Son vignoble d'une dizaine d'hectares s'étend sur Saint-Paul-de-Fenouillet, Estagel et Tautavel, à l'est de Perpignan.

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    Peux-tu nous parler de ton travail dans les vignes ?

    Je suis un littéraire (je parle 6 langues et j'ai étudié le latin et le grec) que ses parents ont obligé à faire une formation scientifique (bac + 14 !). La vigne est une passion et passe par les principes suivants : le moins de chimie possible, le respect de la planète, des petits rendements, une propreté absolue (mais pas stérilité !), une technique maîtrisée là où il faut, pas d’ésotérisme (Steiner, le père de la biodynamie, est un leurre et une tricherie). Et élaborer le vin qui me plaît et trouver la clientèle qui partage ces goûts, pas l’inverse. Il n’y a pas de vin sans soufre mais, moins on en utilise, mieux cela vaut.

    Pour toi, le sans-culotte du Roussillon, le vin c'est quelque chose de fondamentalement rebelle ?

    Jacques Berthomeau a publié – un peu à mon incitation – une photo en kilt, révélant que je ne porte pas de slip. Mon affinité avec les sans-culotte s’arrête là. Je serais plutôt d’obédience trotskiste, sans la réthorique pseudo-révolutionnaire. Mon coup de gueule c'est plutôt contre la grand-distribution : celle-ci tue l’agriculture, partout et toujours. Mais on se passe aussi très bien de vin : c’est un produit de culture, de plaisir, d’échange et pas un produit de grande consommation. En même temps, c’est un truc d’enfant gâté, de bobo, de snob, de happy few. Grosse contradiction.

    Quelle cuvée vas-tu nous faire goûter au Grunge Tasting le 12 décembre ?

    Je vais mettre en avant la Cuvée Majou 2008. C’est mon coeur de gamme (entre 4 000 et 8 000 bouteilles par an). Elle renferme les meilleurs grenaches du domaine et des fantastiques vieux carignans. C’est le vin que je voulais élaborer et il ressemble à un Châteauneuf-du-Pape qui aurait de l’élégance en plus. Si on n’aime pas cette cuvée – et c’est le droit de chacun – on n’adhère pas à mes goûts en matière de vin. Son prix également me paraît correspondre à une réalité raisonnable. Suivant le millésime, il tourne entre 12 et 18 euros TTC pour les particuliers. Vu le rendement ridiculement bas (autour de 15 hectolitres par hectare), je pense que c’est bon marché. Personnellement, j’éprouve rarement du plaisir à boire des vins de moins de 7-8 euros (le muscadet est souvent une exception) et il ne m’arrive jamais de payer plus de 20 euros (sauf pour des liquoreux allemands de sommet de gamme).

  • Le dessert incontournable du Siffleur de Ballons

    Retour au Siffleur de Ballons pour grignoter un petit morceau. Notamment cet exceptionnel gâteau de riz "façon grand-mère". Cinq euros seulement pour un dessert authentique loin des cochonneries habituelles dont le prix au kilo avoisine celui du caviar. Evidemment, il est déjà entamé au moment de la photo...

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    Sur la photo c'est un montlouis de Xavier Weisskopf un peu frais. Sinon avec le plat, ce fut Grand Largue 2009 de Philippe Wies, vigneron à Maury. Malheureusement un peu fermé ce soir-là mais chaleureux : c'est dommage, ses vins sont souvent assez bluffants. On y reviendra vite !

  • Quand Antonin casse certains de nos rêves...

    Notre cher Guide nous a convié chez lui un soir de juillet. Dans le XIIe arrondissement de Paris dorment de belles quilles chouchoutées par Antonin. A la fin de la lecture de l'article, certains penseront peut-être à aller y faire un fric-frac : je donne l'adresse, le code et l'étage au plus offrant...

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    Thème de la soirée, le rouge. Avec plein de rouges. Sept bouteilles patientent sagement devant les yeux impatients d'Emilie, Eva, Samia, Stéphanie, Frédéric, Laurent et moi.

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    Première bouteille. Nez et bouche très légers : une macération carbonique ? Un beaujolais ? Non, plus lourd, plus d'alcool. Pas un pinot non plus. Léger, poivré et plus généralement épicé, j'ai même noté "cacao". Puisqu'Antonin nous demande de mettre des notes, allons-y : 15/20 soit un vin particulièrement bon et savoureux selon la typologie Vindicateur. C'est quoi, c'est quoi ? Premier cri d'orfraie de la soirée : j'ai été incapable de reconnaître un domaine que je connais pourtant très bien, Les Foulards Rouges de Jean-François Nicq. Cuvée Glaneuses, 70 % grenache, 30 % syrah. Voilà que ça commence bien cette dégustation... Prix caviste : 13 euros.

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    Deuxième bouteille. Là, j'en suis sûr, le nez est caractéristique d'un vin naturel. En bouche, quelques tannins adoucis et une première impression : "c'est super bon !" On n'est pas plus avancé... Je crois deviner un Languedoc. En tout cas, il vaut bien ses 16,5. Entre le très bon vin et le vin délicieux. Alors ? C'est un corbières naturel, l'Alternapif 2008 du domaine Les Sabots d'Hélène (Alban Michel). Antonin adore et il a raison. Prix caviste : une dizaine d'euros.

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    Ouh là, là, tout ce vin naturel ce soir... Troisième bouteille. Oui, j'ai entraperçu l'étiquette au moment du service. Mais pour moi, ça se devine très fortement au nez et à la bouche : c'est un pinot noir bourguignon. C'est trop léger, ça s'arrête net mais j'adore ça. Alors zou, 16. Regoûté une heure après, il a perdu de son intérêt, une partie de son fruit s'est évaporé. Allez, 15. Vin particulièrement bon. Là, je me dis aïe, car j'ai vu l'étiquette et c'est Henri Gouges aux commandes. Tu me diras, 15/20 pour un bourgogne générique c'est pas si mal. Quoi ? Comment ça c'est pas un générique ? C'est un nuits-saint-georges ? Ah ben merde alors... Quoi ? C'est un Premier cru ? Tu déconnes ? Quoi ? C'est le Premier cru les Saint-Georges 2004 ? Ah ben merde de chez merde, parce que franchement c'est beaucoup trop court pour une appellation aussi prestigieuse. Parfois la dégustation à l'aveugle, ça ne pardonne pas. Parfois... Prix caviste, aïe : 80 euros.

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    Quatrième bouteille. Whaou... Fin, long et de très beaux amers. On est encore en Bourgogne mais c'est clairement quelques crans au-dessus. On dirait bien que ça vaut 17 (vin délicieux, complexe et très charmeur à la fois), voire 18 (grand vin, excellent et mémorable) une heure plus tard tellement on gagne en complexité. Allez dis Antonin, c'est quoi ? Rien de moins que le latricières-chambertin du domaine Trapet, version 2006. Alors là, merci... Mais fallait nous dire qu'on allait boire des trucs comme ça ce soir : on se serait lavé, on aurait repassé nos chemises ou mis un tailleur. Trève de plaisanterie, c'est exquis. Prix caviste : 80 euros, rien à voir avec le précédent.

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    Cinquième bouteille. Et ouais, après le Trapet, on n'en est qu'à la cinquième bouteille, ça promet. Alors là, c'est boum-boum : un nez absolument hallucinant, je ne sais pas si j'en ai déjà rencontré de tels. C'est un nez à la Usain Bolt : on n'arrive pas à le suivre. Et ça part dans tous les sens, ça évoque plein de choses, de parfums, d'arbres... La bouche a donc du mal à suivre : ce qui est sûr, c'est que le goût est plus rude (élevage) que précédemment. Va pour 16,5. Regoûté une heure plus tard, il a terriblement grandi : la bouche est incroyablement longue, mais aussi massive. Se révèle un très, très grand vin, de ceux qu'on ne boit pas tous les jours évidemment. Avec la complexité folle du nez, je l'avoue, j'ai mis 19 (vin exceptionnel, expression rare et géniale de son appellation). La Grande Rue 2002 du domaine Lamarche, un des grands noms de Bourgogne. Nouveau cri à l'évocation de ce climat aussi mythique... Prix caviste : un peu plus de 150 euros.

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    Qu'il est bien situé ce climat La Grande Rue : on ne le voit pas bien sur la photo, mais c'est entre La Tâche et La Romanée-Conti. Sympas les voisins...
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    Sixième bouteille. Urgh... C'est quoi ça ? Antonin, t'es pas cool : tu nous excites avec des bouteilles incroyables et là, tu nous fais dégringoler de plusieurs étages. Les palabres commencent : bouchon défectueux ? Amertume classique ? Problème de conservation ? Pourtant, on sent qu'il pourrait y avoir un truc pas mal dans le verre. Ah non, c'est la sève... C'est âpre au possible. Après le précédent, il rame sévère. Je relis mes notes : j'ai mis 14 (vin tout juste bon) avec cette phrase "ça vaut 10 euros". Petit problème : c'est le château Haut-Brion 2002. Des cris effarouchés dans l'assistance, des injures, des poings levés, des "mais-c'est-quoi-ce-cirque", des "mais-tu-t'es-fait-refiler-une-bouteille-contrefaite", on commence à fomenter des révolutions, on en vient à se poser des questions sur l'avenir de nos blogs ou le sens de la vie plus généralement... Cette bouteille sans intérêt relève du mythe que nous voulions tous goûter, au moins une fois dans notre vie : tout de même, Haut-Brion, ça fait rêver un minimum. On aurait aimé adorer, dire que c'est génial, que c'est une apparition divine... Mais on ne va pas faire semblant. Et même, on a l'impression d'avoir été dépossédé d'un joli rêve. Ah bien sûr, on sait que ces grands crus ne valent pas forcément les euros nécessaires à leur achat ; mais qu'un grand vin puisse être aussi petit... On le savait déjà, on en est désormais sûr grâce à l'observation empirique : mieux vaut se concentrer sur les "petits" vins qui, eux, ont vraiment le potentiel des grands. Et comme quoi, il n'y a pas que le vin naturel qui puisse tourner au pré-vinaigre. Prix caviste : autour de 350 euros. Si, si...

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    Septième et dernière bouteille. Forcément, on a un peu peur. Tiens, ça aussi c'est Bordeaux. Oui mais lequel ? Antonin ne nous ayant pas servi de pipi de chat pour finir, c'est forcément Laffite, Mouton ou Petrus. C'est assez bon, mais d'un classicisme extrême : 15,5 et je vais même monter jusqu'à 16 (très bon vin). Gagné ! C'est Mouton-Rothschild 2002 ! Franchement ça va, mais ce n'est ni à la hauteur de la réputation de Mouton, ni à la hauteur de son prix (400-500 euros). Pareil, on ne va pas faire semblant. Déception moindre que pour la bouteille précédente, mais déception là aussi.

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    On est totalement désarçonné par la différence abyssale entre la réputation des domaines et la réalité des breuvages. Nous faisons les comptes. Le gagnant de la soirée est bourguignon : La Grande Rue 2002 de Lamarche avec 16,75/20 de note moyenne (sans doute grâce à mon 19). Il bat d'une courte tête le latricières-chambertin de Trapet (16,62). Sur le podium, un vin naturel ! L'Alternapif arrive troisième et décroche 15,96 pas très loin des Foulards Rouges ex-aequo avec Mouton-Rothschild 2002 (15,92). Le résultat est à peine croyable... Le nuits-saint-georges Premier cru d'Henri Gouges arrive péniblement à 15... Et la surprise de la soirée n'est en fait qu'une confirmation : Haut-Brion 2002 ferme la marche avec 14,63...

    Conclusion. Ils n'ont pas l'air cons les grands crus avec leurs notes pourries et leurs prix qui correspondent au loyer mensuel d'un studio parisien. Bien évidemment, tout cela n'est que subjectif, notamment le système des notes. Mais on ne peut pas nier le fait qu'il se dégage quelque chose de cette dégustation. A l'aveugle, les grands crus se font exploser par des vins à 10 euros. Le plaisir (quand il y en a) n'est certes pas le même, les consommateurs non plus et je ne plaide pas pour que les vignerons fassent exclusivement des vins à 10 euros. Par contre, certains devraient se poser des questions.

    Même si je suis persuadé de la justesse de cette dégustation, je sens que les critiques ne vont pas tarder à fleurir. Je les devance :

    - "Qui sont ces jeunes cons à qui on a servi du caviar à la louche ?" Nous étions sept : des filles, des hommes, des mecs en chemises, d'autres en ticheurte, des filles en tailleur, des brunes, une blonde, des types pas rasés, des vingtenaires, des trentenaires... Et tous, nous sommes d'accord avec le verdict final. Personne ne s'est écrié "Haut-Brion, c'est du génie en bouteille !"

    - "Vos palais sont trop jeunes, vous n'avez pas compris ces vins !" Jeunes ou expérimentés, les palais n'aiment pas le vin qui sent la sève ou la rafle à plein nez. Pour le vinaigre, voyez du côté de Banyuls, pas de Bordeaux.

    - "Il aurait encore fallu attendre ces vins !" Et puis quoi encore ? Y en a marre de cette rengaine... Un bon vin, c'est bon jeune, c'est bon vieux. Il y a des primeurs de bordeaux qui sont exceptionnels quand on les goûte au fût. Alors si 9 ans après le pinard n'est pas près, ne comptez pas sur moi pour poireauter.

    - "Vous êtes tombés sur un Haut-Brion défectueux". Peut-être. Ce qui voudrait dire que pour Mouton ou Gouges, c'est pareil ? Et que les deux vins naturels (notés à leur juste niveau) étaient normaux ? Les bouteilles ont été bien conservées et bien ouvertes, on n'a pas fait n'importe quoi non plus.

    - "De toute façon, vous préférez la Bourgogne !" Réponse personnelle : oui ! Et de loin ! On trouve encore des nuances et une complexité qui n'existent pas (plus ?) vraiment à Bordeaux.

    - "Et puis vous êtes de jeunes bobos parisiens... C'est normal, vous préférez le vin naturel". Oui, sans doute. Mais j'aime aussi la Romanée-Conti ou La Grande Rue de Lamarche, surtout dans un millésime comme ça. N'oublions pas que le vin, c'est aussi du plaisir.

    - ... si vous avez d'autres critiques, je suis tout ouï.

    Dernière chose : on n'a pas condamné définitivement ces grands crus inabordables. Un jour ou l'autre, on les goûtera à nouveau. Mais ça fait un peu mal au postérieur... Reste à remercier Antonin pour nous avoir ouvert sa cave personnelle et pour avoir contribué à la formation de nos goûts. Promis, on t'en veut pas d'avoir casser un ou deux de nos rêves viniques...

  • Yo ! Yo !

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    Le domaine s'appelle Yoyo, mais on ne joue pas avec. La vigneronne s'appelle Laurence Manya et avec sa Tranchée, le grenache souple et gouleyant prend l'allure d'un beaujolais corsé. A Banyuls, Manu nous avait recommandé cette bouteille pour l'apéro. En suivant la voie tracée par le Casot des Mailloles, les quilles deviennent de plus en plus excitantes dans ce finistère.

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  • Banyuls : le Casot des Mailloles, artisans vignerons

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    Ghislaine Magnier et Alain Castex sont partis en week-end, la porte est close. Dommage pour Thomas et Hélène qui n'auront pas la chance, à l'inverse de ma pomme l'année dernière, de rencontrer ces véritables stars.

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  • Grignotage insolite

    A la Cave de l'Insolite, petit grignotage avant d'entamer la soirée. Sur ma gauche, pour s'ouvrir le gosier, le remarquable Les Années Folles de Jean-Pierre Robinot. Moins docile que le Boisson Rouge d'Emile Hérédia, c'est un vrai pineau d'aunis (avec un peu de chenin, ce qui donne se côté un peu plus tendu) qui respire l'été. Très agréable, pas si sucré, plus sur la groseille amère que sur la rose, et ça... A noter, l'étiquette sublime : Tokyo by night...

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    Sur ma droite, on change de catégorie. Vinisum du Casot des Mailloles (2006) à base de grenache évidemment, mais avec aussi pas mal de syrah cette fois. C'est franc, droit, ça s'ouvre timidement au bout de 30 minutes. C'est assurément une réussite à qui on n'a pas laissé le temps de tout nous donner. Le dernier verre nous a ravi. Evidemment, on regoûtera plus intelligemment.

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  • A revoir, à reboire

    Il faut beaucoup se tromper pour avoir raison une seule fois. Pareil pour les bouteilles, il faut en tester beaucoup pour tomber sur un canon. Certaines ne laissent pas un souvenir impérissable. Sans doute mal dégusté, mauvaise bouteille, mauvaise humeur. Plein de raisons. C'était, souvenons-nous, le cas de la bière Cantillon. C'est le cas aussi de ces deux quilles-là.

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    * Cuvée Zéro de Conduite, du domaine des Foulards Rouges. Un vendanges tardives de muscat petit grain dans le Roussillon (12 euros). Ces vins sont sucrés, bien trop pour les boire tout seul. un joli vin à reprendre avec un dessert qui en a.

    * Jacquère, domaine Dupasquier. Ce blanc de Savoie, cépage Jacquère, est ce qu'on appelle un vin blanc, voire transparent. Goûté avec la sublime tartiflette, version Bruno Doucet de La Régalade. Accord parfait sans doute, mais il manquait un peu de longueur au vin. Je sais que c'est sans doute l'un des meilleurs domaines de la région. Il faut que je goûte les autres cuvées.

  • Le millésime 2009, bientôt dans les bacs

    J'arrive après la bataille, mais je le note tout de même. Le millésime 2009 serait exceptionnel. Tout le monde le dit. En Champagne, à Bordeaux (tiens, y font encore du pif à Bordeaux ?), dans le Beaujolais, partout. Sauf peut-être dans le Languedoc-Roussillon, où cela serait "plus hétérogène". Hiver pluvieux, printemps sympa, été chaud comme il se doit. Bref les conditions climatiques sont réunies. C'est un truc de coopérative, ça, la météo. Car, encore une fois, il faut le répéter, le vin ce n'est pas seulement l'interaction entre la météo, un terroir et un homme : c'est avant tout un homme qui aime ce qu'il fait. Frédéric Cossard (dont nous déboucherons une bouteille dimanche soir), les frères Puzelat, Lenoir... pour ne citer que ceux qui retiennent mon attention cette semaine (et sans pour autant les boire).

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