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saint-estèphe

  • Cos d'Estournel 1981 et son darjeeling poivré

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    Continuons dans les vins de saint-estèphe version 1981. C'est marrant d'ailleurs, pour fêter les récents trentenaires, je ne trouve que du saint-estèphe. Souvent, je me dis "tant pis, au moins ça me fera boire un peu de bordeaux cette année, ça changera". Mais ce soir, je peux avoir le sourire : Cos d'Estournel 1981, un vin qui m'a toujours fait de l'oeil avec son côté à la marge qui surclasse les grands noms. Ou alors est-ce l'histoire de ce vin qui s'exportait aux Indes dès le XIXe. Tout cela donne un liquide bien plus intrigant que d'autres noms. Mais on le boit désormais en demi-bouteille, car il faudrait hypothéquer sa maison pour un magnum.

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    Et bien pour une fois, il est bien dommage de ne pas avoir de magnum de ce vin. Car là, j'en suis vraiment à me réconcilier avec le bordeaux, c'est dire. Après avoir ôté le bouchon usé dans sa partie inférieure et après que ce dernier se soit coupé en deux, j'ai versé le vin dans un grand verre à bourgogne. Robe brique encore svelte, comme les trentenaires de 1981. Nez fin bien ouvert après une heure dans le verre. Bouche délirante tirant sur un darjeeling bien poivré. Finale interminable. Une claque en somme. Il sera bien difficile à l'avenir de regoûter un autre bordeaux. Je voulais en reboire une bouteille entière jusqu'au moment où j'ai réalisé le prix d'un millésime récent (entre 150 et 300 euros selon l'année, pour 75 centilitres).

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    Pour l'accompagner, restons simple : bavette d'aloyau aux shiitakés, pour retrouver dans les champignons ce goût de noisette propre à la bavette. Volupté toute en rondeur qui vient accompagner la légèreté de ce Cos d'Estournel et ses tannins fondus.

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  • Je m'emmerde un peu avec les bordeaux, même ceux de mon année de naissance

    C'est un comble tout de même pour moi qui ne bois que quelques centilitres de bordeaux par an : hormis le bas-armagnac de ce week-end, je n'arrive pas à trouver de millésimes 1981 ailleurs que dans le bordelais. Car il me faut l'avouer : avec un bordeaux, je m'emmerde bien souvent.

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    Le Savoyard, petite boutique résistant à la "mono-activité" du quartier Sedaine-Popincourt à Paris, offre quelques vieux millésimes plus ou moins bien conservés. J'ai fait un test avec ce saint-estèphe Château de Pez 1981, c'est-à-dire avant qu'il soit racheté par la maison de champagne Louis Roederer. Bu en deux fois dimanche soir puis lundi midi avec Pauline et Gex. Bouchon complètement effrité, robe rubis superbe, nez plus présent à l'ouverture que le lendemain, bouche soyeuse et goût plus pointu le lendemain que le jour de l'ouverture. C'est plutôt pas mal, assez fin, les tannins ont bien fondu mais y a pas de quoi se relever la nuit. Il faut dire aussi qu'on est bien plus habitué aux vins jeunes et que, soyons honnête, 1981 n'est pas une année hors-du-commun question pinard. Pour en profiter pleinement, il aurait sans doute fallu boire cette bouteille il y a quelques années. Bref pour 28 euros, on s'emmerde un peu.

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