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saint-romain

  • Racines : un dessert et une bouteille tous deux formidables

    Le retour à Paris se fait dans la grisaille. Pour la chasser, rien de tel que de repenser à un repas du tout début de l'été.

    Quoi de plus simple qu'une quenelle de ganache ? Je dis ça, je ne suis pas pâtissier. Là, en plus, on y a ajouté les addictives amandes des Pouilles que l'ami Giuseppe Manzaro ramène en France et dont certains chefs se disputent le stock. Le tout associé à un caramel parfait, voici enfin un magnifique dessert de bistro.

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    Les plats sympathiques n'ont pas su rivaliser avec cette fin de repas. Ou alors c'est moi qui devient plus dessert qu'auparavant. Pour accompagner le tout, un magnifique bourgogne, le saint-romain 2012 de Sarnin-Berrux. Archétype du vin classe, sans concession mais taquin aussi un peu. Un bourgogne quoi. 

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    Racines, 8 Passage des Panoramas, 75002 Paris, 01 40 13 06 41. On en avait déjà parlé : ce n'est pas l'adresse la moins chère de la ville (euphémisme), mais c'est un endroit plein de trouvailles.
  • Marcel et Jean-Louis Deiss, l'Alsace en force

    Pour commencer la dégustation des vins alsaciens du domaine Marcel Deiss (ce qui pourrait vite m'amener à la ruine), j'ai préféré la base à l'exceptionnel. Mais ce qui est génial avec les vins que produit aujourd'hui son fils Jean-Michel, c'est que la base est déjà exceptionnelle.

    Le riesling 2008 est un pur joyau de complexité, celle qui fait les grands vins. Bu en apéro avant un dîner classique, il écrase tout. Le bourgogne blanc avalé pourtant plusieurs heures après, un saint-romain de belle facture, était atomisé.

    La famille Deiss devrait ajouter cette mention sur ses bouteilles : "Nuit gravement aux autres vins, tellement c'est bon"

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    Domaine Marcel Deiss, 15 route du Vin, 68 750 Bergheim, 03 89 73 63 37.
  • Les deux bouteilles du dimanche soir

    Comme nous étions quatre, comme c'était la saison, l'idée : le risotto aux girolles. Alors pour tout dire, soit les champignons n'étaient pas à la hauteur, soit il vaut mieux le faire avec des cèpes, en tout cas c'était un peu fadasse. Et ce n'est pas ma belle huile de noisettes de l'Huilerie Beaujolaise qui dira le contraire.

    Par contre, question jaja, que du pinard qui tape. Une bouteille bien sombre mais qui se rallume une fois débouchée. Un Drappier Millésime Exception 2002. Heu, c'est du champagne, mais c'est pas non plus du champagne. Oubliée cette sensation de brûlure d'estomac. Avec une betterave crapaudine crue, et une petite crème de lentille, ce fut parfait (pour un dimanche soir).

    Fréd Cossard et son Combe-Bazin 2005 (30 euros chez Lavinia). Au goulot déjà plus clair. C'est comme cela qu'on l'aime la Bourgogne et le bourgogne. Fruité, brut, incisif, tranchant. C'est donc du blanc, AOC Saint-Romain. Mais ça on a presque oublié. Il tend vraiment vers quelque chose de génial ce domaine de Chassorney, à quelques encablures de Meursault et des vignes de Montrachet. Du vin de raisin. Du vin de raison, aussi. Le risotto, même aux girolles, n'était pas à la hauteur.

    Et si je me rappelle bien d'une bouteille ouverte il y a deux ans, peut-être même que sa cuvée Bigotes à quelques euros de moins lui était supérieur : privilège des grands domaines de réussir mieux les petites cuvées.

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