Avertir le modérateur

saumur

  • Le Ballon d'Or du pinard est à Saumur et j'ai honte...

    J'apprends via Iris que Thierry Germain a reçu le Ballon d'Or du pinard, le César du jaja, la Légion d'Honneur du pif : il a été couronné vigneron de l'année par la R.V.F., institution que je moquais ce matin même. L'info a une semaine, comme quoi je ne suis pas vraiment calé sur l'agenda de la R.V.F... Jolie petite interview dans Saumur Kiosque, il faut cliquer sur l'image, ça leur fera des visites.

    Germain.jpg

    Je m'en veux car voici encore une pointure que je n'ai jamais bue. Et pourtant, on fait à Saumur des vins que j'adore : les Guiberteau évidemment et ceux de Thierry Chancelle. Quant à Thierry Germain, j'en entends parler beaucoup depuis des années. Et je lis beaucoup de très bonnes choses à son sujet comme dans le dernier numéro du Rouge et le Blanc consacré au saumur-champigny. Et je passe souvent devant ses bouteilles au Bon Marché qui est bien fourni en ce qui concerne le domaine des Roches Neuves. Le Bon Marché, ça peut faire snob mais je l'ai déjà dit, c'est l'une des caves les moins chères de Paris. Où peut-on trouver à Paris le Brut Nature de Drappier à 25 euros sinon au Bon Marché ? Pour une fois, il porte bien son nom. Tout ça pour dire qu'il faut que j'y retourne pour en acheter et en boire du Thierry Germain... Enfin...

  • Quand un saumur accompagne des pâtisseries de haute volée

    Il n'y a pas de petites appellations, il n'y a que de mauvais viticulteurs. Faisons le test. Achetons des pâtisseries extraordinaires chez un pâtissier à la mode, mais qui est vraiment l'un des meilleurs dans son domaine : Philippe Conticini et sa Pâtisserie des Rêves. Un calisson revisité et un pavé au chocolat (le "gran cru").

    IMG_0586.JPG
    IMG_0590.JPG
    IMG_0593.JPG

    Avec ce genre de jolis desserts, certains aimeraient un sauternes, un vieux tokay ou un champagne (comme moi ici) Moi j'ai préféré un petit saumur d'un grand vigneron, Romain Guiberteau. Ce saumur blanc 2009 (12 euros au Bon Marché) titille les papilles, il les prépare en quelque sorte. Il apporte la sacro-sainte acidité qui n'alourdit pas le dessert.

    IMG_0589.JPG
  • Le carpaccio de tête de veau du grand Camde

    Yves Camdeborde sera bientôt la star d'une émission culinaire sur la première chaîne. Nous en reparlerons ici. Mais pour l'instant, la star chez lui c'est encore et toujours l'assiette.

    Ce samedi midi, on s'est régalé. Plus une place de libre à 12h30. Avec toujours beaucoup de Japonais qui sont toujours dans les bons coups, ils ont bien raison.

    J'ai déjà expliqué la différence entre brasserie et gastro chez Camde. Au mois d'août, repos pour le gastro : c'est tout brasserie et tous les jours. Une aubaine.

    Poitrine de veau braisée rôtie tandoori (17 euros). Une viande grillée et fondante qui sent le jus de viande (et pas un jus de chaussette industriel) avec des haricots blancs fermes et pas pâteux.

    IMG_0087.JPG

    Pour ma part, j'ai tapé dans les entrées. Pour goûter chaque fois à autre chose. Ici les oeufs mayonnaise (5 euros). Absolument parfaits. C'est pas compliqué : il faut un oeuf et de la mayonnaise. Mais en fait c'est très compliqué. Mais on n'est pas n'importe où. On ne pourrait pas les rêver meilleurs : mayo nappante, oeufs pas trop fermes donc frais et bien cuits, quelques croûtons pour y donner du croquant et une sucrine pour la légèreté.

    IMG_0088.JPG

    Si nous sommes allés au Comptoir du Relais aujourd'hui, j'avoue que c'est pour goûter un plat et un seul. Le carpaccio de tête de veau (17 euros). Yves Camdeborde parlait de ce plat dans un joli livre : "Beurk, c'est bon", de Julien Fouin et Blandine Boyer (éditions du Rouergue, 2009).

    beurk.jpeg

    Dans ce livre sur les produits tripiers et autres plats rebutants (qui insuffle, et je n'ai pas peur de le dire, une vraie philosophie de la vie), le chef explique que le carpaccio de tête de veau est le plat qui au départ dégoûte tout le monde, mais l'assiette retourne en cuisine toujours vide. Faisons le test.

    IMG_0094.JPG

    Tête de veau coupée à la trancheuse, la gélatine est enlevée à 80 % pour ne garder que le maigre de la viande. Par-dessus une compotée de câpres et de légumes. L'assiette arrive tiède, parfait pour mêler en bouche toutes les saveurs.

    IMG_0095.JPG

    Résultat du test quelques minutes plus tard...

    IMG_0097.JPG

    Bien évidemment, c'est réussi. L'assiette est vide. Mais y avait-il du suspense ?

    J'en oublierais presque le bon vin. Un saumur-champigny et saumur blanc de Thierry Chancelle, domaine de l'Epine. Trois euros le verre : vous en trouvez où du si bon comme ça, à Odéon ?

    En dessert, poêlée de cerise et glace au lait de brebis + riz au lait très crémeux au caramel (7 euros). Tout est dit.

    IMG_0098.JPG
    IMG_0100.JPG
  • Yves Camdeborde, le retour

    Quand une adresse resplendit, pourquoi s'en priver ? Ce serait "utiliser son intelligence à ses dépens" comme disait l'autre Enfoiré. Alors, zou, re-Camdeborde.

    Pour ceux qui n'ont pas suivi, le Comptoir du Relais d'Yves Camdeborde se fait brasserie gourmande les midis et le week-end. Mais les soirs de semaine, il se mue en restaurant gastronomique à menu fixe et à réservation qu'il faut prendre très longtemps à l'avance : sept mois lors de mon repas un vendredi soir de janvier. Le Comptoir du Relais un soir de semaine reste donc quelque chose de très très rare.

    Allons plutôt à la brasserie, un vendredi midi. Arrivés tôt avec Julien, à midi zéro zéro. Plus facile pour avoir une table, même s'il n'en restait qu'une près de l'entrée. Pas grave.

    Le menu se compose à l'évidence. Entrée : poireaux vinaigrettes mimosa (5 euros). Poireaux fondants mais bien tenus, vinaigrette subtile et surtout ce condiment, ce mimosa, fait d'éclat de câpres qui viennent rehausser le goût final.

    P12-02-10_12.25.JPG

    Avec tout ça, on en oublierait presque le petit saumur blanc de Thierry Chancelle du domaine de l'Epine (3 euros le verre). Un vin pur, fruité mais sec et minéral, qui transporte. Dans le commerce, la quille se vend à moins de dix euros, une affaire.

    Du boudin blanc, Julien en avait imaginé tôt ce matin dans son assiette de midi. Il l'a bien expliqué à la serveuse. Donc pour lui un boudin blanc de Philippe Camdeborde, frère charcutier dans le Béarn natal. Une tuerie évidente, loin des boyaux compacts et standardisés que débitent des usines toutes blanches. Derrière ce bout de viande, on sent la main de l'artisan qui aime ce qu'il produit. Oui, c'est très con à dire. Mais la main du consommateur l'approuve.

    P12-02-10_12.38.JPG

    J'opte pour le parmentier de queue de boeuf. J'en ai rêvé, Camdeborde l'a fait. C'est fondant, la viande comme la purée. La première a mijotée plusieurs heures avant d'être confite dans du vin rouge avec quelques oignons. La purée est légère, grassouillante pour ne pas être massive ou farineuse. Le plat ultime, mon plat ultime.

    P12-02-10_12.37.JPG
    P12-02-10_12.45[01].JPG
    Pour le dessert, j'incite Julien à parier sur le baba au rhum ambré (9 euros tout de même). Des paris comme celui-là sont idiots car évidemment gagnés. Je me rabats sur la crème au chocolat (6 euros), celle que j'essaye d'imiter dans ma cuisine. La mienne est plus compacte donc moins moelleuse, moins chocolatée donc plus fadasse. C'est un métier.
    P12-02-10_13.01[01].JPG
    P12-02-10_13.01[03].JPG
    Bref chez tonton Yves, c'est bon. C'est pas nouveau me direz-vous. Oui pas très original. Mais alors pourquoi aller ailleurs ? Notamment dans ce quartier où les brasseries tombent en ruine. Mais pas leur addition. Ici, à 5 + 12 + 6 = 23 euros, un repas complet dont on se souvient.

    Le Comptoir du Relais, 9 Carrefour de l'Odéon, 75 006 Paris, 01 43 29 12 05. Pour le côté brasserie, arrivez tôt ou tard, mais pas vers 13h. Pour le reste, armez-vous de patience, ça se mérite.
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu