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savennières

  • Couille d'agneau et Coulée de Serrant 1996

    Retour chez Ribouldingue. Après un premier repas plein de tendresse, un second plus couillu. Et pour cause, ce que l'on nomme pudiquement "rognons blancs" s'appelle en bon français une couille. Ici en persillade. Tu aimes la saucisse ? Ben tu aimes la couille aussi ! La texture s'apparente vraiment à une saucisse un peu industrielle genre wurst allemande ou grosse knack alsacienne. Mais c'est bien plus fin, il faut bien l'avouer.

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    Pour l'accompagner, débouchons la dernière bouteille de Coulée de Serrant 1996 qui poireautait en cave. Tarifée très raisonnablement à 100 euros. Oui, quand on voit son prix chez un caviste, on pouvait imaginer qu'au resto ce serait le coup de bambou ! C'est assurément un très beau vin, quelques coudées au-dessus du 2007 bu l'autre jour. Symbole du vieux chenin, elle tire sur les champignons. Mais rien à faire, malgré le prix d'ami sur table, je trouve cette bouteille bien trop chère pour le contenu.

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    Ribouldingue, 10 rue St Julien Le Pauvre, 75 005 Paris, 01 46 33 98 80. Entrée, plat, dessert à 34 euros. Et je le répète, ne manquez pas en face la magnifique église Saint-Julien-Le-Pauvre dédié au culte catholique melkite.

  • Et si moi aussi je n'aimais pas la Coulée de Serrant ?

    C'est avec plaisir que j'ai lu cet article de La Bande des Vins sur les quilles de Nicolas Joly (vignobles de la Coulée de Serrant). En guise d'accroche, une question qui vaut son pesant de chenin (Et si je n'aimais pas les vins de Nicolas Joly ?), puis un beau compte-rendu de dégustation et au final une réponse claire à un titre plus rhétorique que réellement provocateur : en fait oui, après quelques échantillons goûtés, La Bande des Vins aime Nicolas Joly.

    Et moi ? Je ne l'avais jamais goûtée cette Coulée de Serrant, cuvée de chenin bien particulière qui est devenue en quelque sorte la Romanée-Conti de la Loire. Avec Olivier, on en parlait très souvent et l'autre jour devant la boutique d'une excellente épicerie parisienne dont il me faudrait parler dans le détail (Julhès), nous sommes tombés par hasard devant la quille en version 2007 à prix "raisonnable" (63 euros). Raisonnable et 63 euros dans la même phrase peut évidemment faire bondir, mais on le répète, c'est le grand cru de la Loire et surtout, chez la majorité des autres cavistes c'est plus cher pour un millésime plus récent. Olivier et moi avons décidé de faire une folie et de l'ouvrir le soir même.

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    Verdict ? Lourd, alcooleux, plombant. C'est du jaja qui fait ses 15,5° tout de même. Certes on sent une très belle trame, déjà Napoléon perce sous Bonaparte. Mais reconnaissons que c'est encore bien caché. Il faut dire que ça manque de peps. Aucun souci sur la bouteille ou la conservation (Julhès travaille très bien). Aucune déviance non plus. Mon sentiment est mitigé, je suis incapable de dire que j'ai aimé ça. Je suis aussi certain qu'on est ici en présence d'un style de vin qui n'est pas à mon goût. 

    Je n'ai goûté qu'une seule bouteille sur un seul millésime, je ne peux pas dire que je n'aime pas la Coulée de Serrant. Je n'ai goûté que cette parcelle, je ne peux pas dire que je n'aime pas les vins de Nicolas Joly. Je peux simplement dire que j'ai été très déçu et au regard du prix, la déception s'accroît. Donc la question dans le titre reste en suspens. 

    Ah bien sûr, on va me dire qu'il faut l'attendre 15 ans. Mais un bon vin, c'est bon jeune et c'est bon vieux.

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  • Encore un bon plan chez Versant Vins

    Un bon vin, c'est bon jeune et c'est bon vieux. Faites le test après un tour chez Versant Vins et l'achat du savennières-roche aux moines du domaine aux Moines (Monique et Tessa Laroche) millésime 1992 (17 euros, un peu moins pour les millésimes récents). Un vrai bon fromage à pâte cuite avec ça. Mais aussi avec un plat au curry ou tout seul, pour lui-même. Dans le verre, tout est encore bien en place, avec une profondeur caractéristique de ce domaine. Le gras est là, la finesse est là, le respect du vin est là : un beau jus qu'on a vinifié avec soin il y a déjà pas mal de temps et qu'on n'a pas laissé moisir vingt ans sur la plage arrière de la Lada. Il y a encore des gens qui croient que le dieu chenin ne sait pas vieillir ?

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  • Les choix pertinents de Versant Vins

    J'avais déjà dit ici tout le bien que je pensais de ce petit étal au coeur du très bobo marché des Enfants-Rouges. J'y ai encore dégoté trois belles bouteilles cet après-midi.

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    Un savennières 1992 du Domaine aux Moines (17 euros), le beaujolais-villages Pur Jus de Xavier Bénier (9 euros) et surtout le Cours Toujours de Loïc Roure (Domaine du Possible) sublime macabeu du Roussillon goûté il y a très très longtemps chez Quedubon. On verra plus tard ce qu'ils ont dans le ventre.

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