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verre volé

  • Ma liste de courses à l'épicerie du Verre Volé

    Depuis deux semaines, je me ruine pour vous.

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    J'avais parlé de la prochaine ouverture d'une troisième adresse du Verre Volé, c'est fait. En plus de la cave à manger de la rue de Lancry et de la cave tout court de la rue Oberkampf, Cyril Bordarier a ouvert une épicerie avec plein de belles choses à l'intérieur. Déjà, le carrelage au sol.

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    Pour le reste, depuis deux semaines donc, j'y passe régulièrement (c'est à côté de chez moi) et j'achète pas mal de trucs. Attention, les allergiques au nèmedropinegue (c'est-à-dire citer à chaque fois le nom du petit producteur pour se la raconter) ne vont guère apprécier. 

    Côté alcool, il vaut mieux tourner au coin de la rue et faire ses achats dans la cave de la Rue Oberkampf plus fournie. Même si ici on trouve les eaux-de-vie de Laurent Cazottes (dont un marc réalisé à partir de La Mémé de Gramenon...). 

    Côté sans alcool, les jus de fruits bruts de Patrick Font. L'abricot bergeron bien mûr, la framboise hors norme, la délicieuse mandarine de Sicile ne doivent pas faire oublier un terrible pomme-gingembre tout doux mais incroyablement désaltérant (jus de pomme + poudre de gingembre).

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    Côté miam, les jolies conserves de poisson José Pena (ici les supions à l'encre de seiche). A côté, sur la seconde photo, la morue à l'ail de la portugaise Tricana.

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    La fameuse caillette ardéchoise aux herbes (charcuterie G'Ardéchois à Barjac).

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    Faites place à une des tueries du lieu : le lard gras de porc noir gascon. Un peu sur le style du colonata, c'est divin, terriblement fondant, bien épicé et surprise, relativement léger. 

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    Le Verre Volé nous a mis de côté les produits sélectionnés par Cédric Casanova (La Tête dans les Olives). Extraordinaires câpres de Pantelleria, tomates séchées de Corleone et citrons merveilleux (de Sicile eux aussi).  

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    Le cake aux cerises amarena et chocolat de Les Maîtres de Mon Moulin, rustique et parfumé. Sans aucun mauvais produit ajouté : c'est comme à la maison. Evidemment, pas de conservateur non plus.

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    Il y a plein d'autres choses que je n'ai pas encore goûtées : la grosse burrata qui me fait de l'oeil, les salaisons de Manu Chavassieux (sublimes, on les a déjà mangées ailleurs), les splendides cafés d'Hyppolyte Courty (déjà bu aussi ailleurs), des bries (je n'ai pas noté le nom)... Et ils font à manger aussi, des sandwichs à emporter. Bref, je vais encore y laisser mon salaire.

    L'Epicerie du Verre Volé, 52 rue de la Folie-Méricourt, ouvert tous les jours de 11h à 20h30 si je ne m'abuse.

  • Le Verre Volé ouvre une nouvelle adresse, une épicerie-sandwicherie

    Bienheureux les amoureux des bons produits : conserves, thés, cafés, chocolats, légumes secs, charcuteries "de petits cochons bien élevés", huiles, vinaigres, condiments, bonbons, miels, pâtes, fromages... Il devrait y avoir de quoi faire son marché dans la nouvelle adresse que va bientôt ouvrir Cyril Bordarier, le patron du Verre Volé.

    On récapitule : il y avait déjà une cave à manger rue de Lancry à côté du canal Saint-Martin et une cave tout court, rue Oberkampf, juste en bas de chez moi. Ce sont un peu les lieux de notre éducation sentimentale dans le vin naturel. Ben, v'là t'y pas qu'au coin de la rue perpendiculaire, une troisième adresse va voir le jour d'ici deux semaines, c'est-à-dire vers la mi-mai. 

    Pour dépanner, il y aura quelques bouteilles de la cave presque attenante mais surtout des bons produits à emporter et de la restauration sur le pouce. On en reparle dès que les travaux auront un peu avancé...

    verre volé, épicerie

    L'Epicerie Le Verre Volé, 54 rue de la Folie-Méricourt, 75 011 Paris. Il y a déjà un numéro de téléphone : 01 48 05 36 55.

  • Dard et Ribo macht Kinder froh – und Erwachsene ebenso

    Avant de voir le Rhône arriver à Paris dans deux semaines, je reviens à mes premières amours, Dard et Ribo. Leurs vins avec ceux de Marcel Lapierre sont de ceux qui m'ont éduqué au vin naturel : je leur en serai à jamais reconnaissant. Mais à force de boire autre chose pour découvrir autre chose, on leur tourne un peu le dos. Il faut dire aussi que les prix ont pris quelques euros. Il faut désormais en débourser 25 pour une bouteille de crozes-hermitage blanc 2009 au Verre Volé. C'est vrai qu'il est parfois plus facile de se rabattre sur le Lard des Choix.

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    Au début, le nez n'est pas terrible mais la bouche est déjà suprenante, longue, acide, nette, précise, droite... Puis le nez s'ouvre, c'est le festival. On a beau avoir un souvenir des millésimes précédents, on n'a l'impression de ne jamais avoir bu de crozes. Le lendemain, tout ce qui aurait pu gêner les anti-naturels (tout petit picotement et toute légère oxydation) a disparu pour faire place à un grand vin reconnu unanimement.

    Comme Olif m'a piqué le jeu de mots que je voulais faire ("la vie en crozes", "Dard et Ribo c'est beau la vie"), j'ai mis la version allemande du slogan. Ce qui donne quelque chose comme : Haribo rend les enfants heureux et les parents aussi. Bon là, oui c'est un peu moyen, disons que c'est surtout les parents qui sont heureux.

  • Un peu de pub...

    Ce soir, apéro entre amis pour la sortie d'un bouquin. Comme je n'ai pris aucune photo, ni du champagne du Verre Volé, ni du terrible pétillant de Robinot (à retrouver, on en parlera un de ces jours) je suis bien embêté. Donc pour mettre quelques couleurs ici, je me contente de faire le blog-sandwich pour Franckie et sa nouvelle BD.

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    "On estime à 150 000 le nombre de personnes qui ont participé de près ou de loin à "l'aventure" de la bombe atomique française. Mais, ce n'est que depuis peu que la parole des vétérans se libère. Face au silence de l'État, les hommes sortent les photos des placards. Les documents secret-défense reprennent la lumière... Fondé sur leurs témoignages, cet ouvrage constitue un véritable objet de mémoire".

    Et c'est pas Maryline, son attachée de presse qui m'a dit d'en parler.

  • Axel Prüfer et ses grenaches

    Grenache. Un mot qui donne soif. Raison de plus si ce sont les vins étonnamment légers de Axel Prüfer. Avec une finale qui prend son temps avant de s'estomper. Un grand vin de copains.

    L'homme a quitté sa RDA natale pour le Languedoc. Son histoire, son domaine Le Temps des Cerises et cette cuvée Les Lendemains qui chantent (14 euros au Verre Volé) le classent forcément sur l'échiquier politique. Fou des vins de Prüfer le radical, Sébastien Lapaque qui rappelons-le sévit au Figaro écrit : "Buvons ses vins avant qu'il ne demande l'asile politique à Cuba." Promis.

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  • C'est de la daube. Effectivement.

    Et de la bonne. Car je n'ai pas suivi la recette officielle du grand Yves Camdeborde. "Daube de joue de boeuf au vin rouge et ses coquillettes". Ici, ces dernières sont bio. Marrant.

    La première fois, j'avais fait exactement comme rédigé dans le bouquin de recettes du maître. Résultat, sauce trop nappante, rien à voir avec ce morceau de paradis goûté un samedi béni au Comptoir du Relais. Mais ce soir, ça allait déjà mieux, ça s'en approchait. Evidemment et heureusement, ce n'était pas encore ça. Y a comme qui dirait un gouffre entre lui et moi. Heureusement bis. Mais je progresse.

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    Quant au vin... Pas celui qui servait de sauce à la daube. Celui là était parfait, le Pape Noir (en rouge), cette cuvée du Verre Volé, 7 euros qui ne sont jamais volés. Non, on a bu celui que j'avais ramené d'Algérie. La fameuse Cuvée Monica. Coteaux de Tlemcen. "Le top du top de l'Algérie" m'avait-on dit. Le verdict est dur : aucun intérêt. 13,5°C : j'imagine le soufre, le mal au crâne le lendemain quand on en abuse. Et je connais ça. Mais pourtant il semble léger, trop facile à descendre. La finale en bouche n'existe pas, on ne sent pas passer ce vin. "Il a l'air de rien, ben il est rien" : l'une des meilleures répliques de Coluche. Ce vin, c'est une comédie romantique à la fin débile, un gâteau plein de crème qui ne tient pas ses promesses. Qu'on oublie aussi vite qu'on l'ingurgite.

    Mais la soirée était heureuse. Au menu Alger, ses lieux inoubliables et ses mauvais restos. Paris, ses arnaqueurs et ses gens hors du commun. Et les plans pour le week-end prochain ou les considérations sur le métier. La vie quoi... et qui s'écoule, sereine.

  • Le Laouzil, c'est qui, c'est quoi ?

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    Je cherche un petit rouge du Languedoc-Roussillon pour boire à Noël parce que mon oncle Gaston adore. Donc je goûte, je défriche le terrain. J'avais déjà bu du Thierry Navarre. Il vinifie déjà un muscat extraordinaire et remet en bouteille des cépages oubliés comme le ribeyrenc. Ici, sa cuvée de base au nom bizarre, Le Laouzil. Un assemblage de pas mal de cépages (à dominante grenache et carignan) goûtu, croquant. A 8,90 euros la bouteille (au Verre Volé), c'est peut-être pas assez cher pour Noël ? C'est pas ça le souci. En fait, j'ai déjà un truc en tête, à deux euros près : La Nine, de Jean-Baptiste Sénat. A suivre donc.

  • Devant Algérie-Egypte

    Un match de foot pour moi, c'est pas avec la bière ni de la pizza. A la rigueur je pourrais, parce que j'en regarde un tous les dix ans. Là c'est Algérie-Egypte. On en est à la 80ème minute, ça sent bon pour les Fennecs. Mais samedi ils ont perdu à la dernière seconde.

    Pour fêter ce match de foot, j'ai cherché du blanc. L'Edelzwicker de Bruno Schueller m'a redonné envie de tester une autre bouteille. Que bizarrement j'ai trouvée au Verre Volé, en bas de la maison (8,9 euros pour un litre). Tant mieux, c'est le 2008 du Domaine Barmes Buecher. Tout le monde en parle. On dirait presque que ce sont les successeurs des Binner. A goûter donc.

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    Mais voilà, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. A ce domaine qui semblait prometteur, je préfère le côté root de Schueller, sans aucun doute. Son côté trouble, fruité, en gestation, qui ne respecte rien sauf le goût. Le Barmes Buecher est clair, très aromatique, semble très digeste... bref un bon vin d'Alsace. Mais il n'a pas ce côté "vin paysan" que j'aime tant. Ce genre de vin qu'on a honte de servir. "Dites donc mon bon monsieur, il est opaque votre jaja". Et alors ?

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    Barmes Buecher travaille bien, en biodynamie. Et ne se prive pas de le dire. Il faudra goûter les autres cuvées pour se faire une vraie idée. Mais, côté Edelzwicker, je crois vraiment que ça ne vaut pas Schueller, deux euros moins cher.

  • Ebrescade 2004 - partie 1

    Ce samedi soir, j'ai voulu faire les choses simples mais un peu originales. Un hachis porc-mentier© (copyright sur le jeu de mots, merci) à base de palette de porc et de vraie purée. Pour exciter un peu le cochon, une star. Marcel Richaud, Cairanne rouge 2004, lieu-dit l'Ebrescade (au Bon Marché, 26 euros). En gros, la meilleure cuvée d'une star des Côtes-du-Rhône.

    Cairanne blanc à midi, Cairanne rouge le soir, merci à ceux qui suivent.

    Degré alcoolique bien élevé (15,5°). Il fut meilleur une fois passé en carafe. Mais pas carafé assez longtemps et servi trop froid. Bam ! Les deux erreurs qui font plonger le sommelier. Le vin était sympa. Mais à voir avec l'un de ces moments de pur extase, de ceux qui m'ont incité à ouvrir ce blog.

    C'était il y a quelques semaines, à Châtillon-sur-Saône, avec Thomas et Olivier. Il faut dire qu'on n'en était pas à la première quille, qu'on avait déjà salué le Beaujolais blanc de Valette et le Tavel de Pfifferling, le meilleur vin du monde. Le Richaud de ce soir-là, c'était un Ebrescade aussi, mais un 2005 (au Verre volé, 26,5O euros). Voilà peut-être aussi pourquoi. Il était extraordinaire. On ne réfléchissait plus au parfum de cuir de Russie ou au sous-bois après la pluie. D'ailleurs, on n'y a jamais réfléchi à ces conneries. On buvait du bonheur partagé. A rivaliser avec ce que l'on peut imaginer des meilleurs vins rouges.

    Pour revenir à mon hachis de samedi soir, c'était de la bouillie. Purée trop liquide. J'ai eu la main trop lourde sur la crème, le beurre, le lait tiède. Le passage au four lui a fait perdre les eaux.

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