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versant vins

  • Le meilleur fish and chips de Paris ?

    Les jours passent, les choses changent, les restaurants évoluent ; ça s'appelle la vie. Avant Versant Vins, c'était un caviste. Puis il est devenu Versant Faim, ce qui signifie qu'on pouvait y manger aussi. Après un imbroglio autour d'une possible fermeture administrative le jeudi soir (et un autre autour d'un possible changement de proprio), les choses prennent une nouvelle voie aujourd'hui. Jeanne conserve toujours la cave mais elle a épuré le manger. L'adresse devient un peu monomaniaque, et alors ? Ici on ne fait pas dans le burger comme partout. On fait dans le fish and chips et surtout, on ne le fait pas comme partout ! C'est sans doute le meilleur de ce côté-ci du Channel. Enfin, on dit ça, on s'en fout des classements.

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    L'idée ? Travailler des filets de poissons sauvages et frais ! Forcément le résultat est tout différent des mauvais pubs ou des restaurants qui n'en méritent pas le nom. Côté frites, les pommes de terre sont elles aussi fraîches, épluchées à la main, cuites dans de jolis bains de friture. Là encore, c'est logique... Mais combien le font à Paris ? Mention spéciale à la sauce tartare, un lèche-doigt sublime.

    Et le prix ? Jugez-en vous mêmes. Dans ce coin de Paris, le marché des Enfants Rouges, anciennement bobo, aujourd'hui carrément bourgeois, l'addition est on ne peut plus serrée. Et pour ceux qui n'aiment pas le poisson, on fait aussi du poulet, des terrines maison et de jolies assiettes de fromages.

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    J'oubliais : Versant Vins/Faim, c'est une cave aussi, pour ceux qui n'auraient pas suivi. Là aussi bouteilles choisies, vignerons naturels, prix serrés. Business as usual. La Peur du Rouge (domaine Le Temps des Cerises), un vieux blanc de Jérôme Lenoir, un Vouvray de Pinon, un Bois Sans Soif d'Olivier Lemasson comme moi ce jour-là... Pour le fish and chips, le choix est large.

    Versant Vins/Faim, 39 rue de Bretagne, dans le marché des Enfants-Rouges.

  • Versant Vins menacé de fermeture le soir

    Depuis que Versant Vins s'est mué en Versant Faim, c'est-à-dire depuis qu'on peut aussi manger chez Jeanne-la-caviste-qu'aime-bien-la-Loire-mais-pas-que, le lieu était autorisé à ouvrir le jeudi soir. Comme tous les autres commerçants d'à côté d'ailleurs. Ah oui, au fait : Versant Faim est situé dans un marché, le marché des Enfants Rouges qui accessoirement détient le dimanche le record parisien du nombre de jolies filles au mètre carré, ai-je déjà écrit. Et qui dit marché, dit horaires de marché. Fermé le lundi, mais fermé le soir aussi. Seule exception, le jeudi : ouverture jusqu'à 23h.

    La semaine dernière au menu, c'était le chèvre du beau-frère de la patronne avec un coup de chinon blanc 2002 d'Alain et Jérôme Lenoir. Rien que ça.

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    Le 20 juin dernier, c'était burger.

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    Donc tout va bien dans le meilleur des mondes. Sauf qu'à cause d'un voisin indélicat, cette ouverture est désormais remise en cause par la mairie. Pourtant si une brebis est galeuse, on n'abat pas tout le troupeau pour autant ! Alors que l'été arrive, que tous les commerçants du marché le demandent, que les emplois des uns le nécessitent, que la bonne humeur des autres le commande, il ne faut pas mettre en péril une affaire qui roule.

    Pour le prouver à tout le monde, le mieux est encore de se pointer demain soir, jeudi 11 juillet, chez Versant Faim pour boire le canon. On ne devrait pas repartir le gosier à sec. 

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    Versant Vins/Versant Faim, dans le marché des Enfants-Rouges, 39 rue de Bretagne, 75 003 Paris, 01 42 72 34 85.

  • L'audace à prix serrés chez Versant Vins / Versant Faim

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    Versant Faim, c'est la partie restauration de la cave Versant Vins. La patronne, Jeanne, a bataillé contre les administratifs avant d'avoir une autorisation pour ouvrir ce petit espace restauration. C'est situé à deux pas de chez moi et je n'y vais que trop rarement. D'ailleurs, je n'avais pas encore mangé sur place.

    Ce dimanche midi, il était 13h30. Et avec Thomas, nous avons résolu ce problème en prenant deux tabourets au bar. Pour les non-Parisiens ou les Parisiens qui ne connaitraient pas le quartier, il faut expliquer qu'on est dans l'enceinte du marché des Enfants-Rouges. Comment dire... L'environnement n'est plus bobo, c'est la catégorie encore au-dessus. Le marché est branché, bourgeois, hype, hyper tendance, pointu, trendy, arty... Le dimanche, on bat le record parisien du nombre de jolies filles au mètre carré - je tiens mes chiffres à votre disposition. Bref, pour capter le chaland, on s'attend à des plats faciles, des tomates-mozza sorties du sachet et des vins fleurant bon le cubi. Avec l'addition aussi lourde qu'un ticket de caisse chez Zadig&Voltaire.

    Même si je ne la fréquente pas assez, je connais tout de même bien la cave Versant Vins. Question vins, je savais qu'on était raccord. Jeanne tient serrés les prix de sa sélection ; je n'ai pas vu de bouteilles à 50 euros et la majorité se situe de 8 à 15 euros. Mais quid de la cuisine ? C'est un tout autre monde.

    Avec un droit de bouchon de 5 euros sur table, ça part rudement bien ; sans doute l'un des moins chers de la capitale. Ainsi, siffler le vouvray 1995 de François Pinon à 22 euros sur table, c'est une aubaine. Evidemment, le vin est parfait. J'en avais déjà dit beaucoup de bien ici, je n'ai pas un mot à retrancher.

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    La cuisine est un peu étroite. Malgré cela, et c'est déroutant, avec un mini-four, quelques plaques et des frigos, Matias de Valentin Alsin nous sort des assiettes non seulement exquises mais surtout très audacieuses. Là, il lance dans la poêle, les écrevisses vivantes du lac Léman.

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    Et dans l'assiette, quelques instants plus tard, voici le résultat après un petit coup de curry. C'est direct, à la fois respectueux du produit et du mangeur.

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    A côté, Thomas se lance dans le tartare de veau de Corrèze. Je pense que la photo se passe de commentaires, pour une fois.

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    Le même enchaîne sur le filet de canard. Je ne veux pas faire mon paresseux en rédigeant ces quelques lignes, mais là encore, y a-t-il quelque chose à ajouter ? 

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    Enfin, un morceau d'anthologie. Rappelons-nous qu'autour, c'est Paris, et le Paris branchouille, pas le fin fond de la Corrèze. Matias ne l'a pas mis à la carte, mais il nous glisse discrètement à l'oreille qu'il a du coeur. Du coeur de veau, en provenance directe du Pas-de-Calais, d'un éleveur auprès duquel il a ses habitudes plus que régulières. Banco !

    Du coeur de veau poëlé, je ne sais pas où ça existe ailleurs : je n'ai pas l'impression d'en avoir vu chez Ribouldingue. Le coeur est tout juste saisi, encore très rosé, très tendre, pas du tout écoeurant comme le confirme mon voisin de droite. C'est parfumé et très suave. Par-dessus, un petit pesto bien relevé. Voici un grand plat sorti d'un endroit confiné.

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    Et l'addition donc ? On joue la transparence : 22 euros la quille, 12 euros chaque entrée, 15 ou 16 euros les plats. Et on aurait pu faire encore moins cher. A ce prix-là, il y a des produits irréprochables, une remarquable exécution pour un lieu restreint et une sacrée audace. Et je n'ai pas parlé du parmentier qui était fait avec de l'andouille...

    Le seul boulet de cette adresse, ce sont les horaires d'ouverture, forcément calqués sur ceux du marché. C'est-à-dire qu'il est impossible d'y manger le soir, hormis les nocturnes du jeudi. Et ça, c'est vraiment con.

    Versant Vin/Versant Faim, dans le marché des Enfants-Rouges, 39 rue de Bretagne, 75 003 Paris, 01 42 72 34 85. Existe un site internet un peu obsolète, le mieux est de passer par les rézosocio.

  • Séisme au Japon : une soirée de soutien au marché des Enfants Rouges

    La très intelligente cave Versant Vins annonce la tenue d'une soirée exceptionnelle au profit des associations d'aide aux sinistrés du Japon. Ce sera mercredi 30 mars de 18h30 à 21h30 au restaurant Taeko et la cave fournira le vin. En prime, le flyer. Viendez !

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  • Il faut savoir être sobre

    Alors autant boire des choses extraordinaires qui rappellent le fruité et l'acidité d'un vin blanc, sans trop de sucre : le nectar de rhubarbe de chez EARL Rigault, producteur dans l'Oise, à Groslay. Je n'ai aucun scrupule à lui faire un peu de pub. Chaque personne qui l'a goûté chez moi était conquise.

    Et quelle couleur ! J'en bave encore !

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    Leur jus de pomme rappelle même le cidre. Fameux ! Et pour pousser le parallèle avec le vin, il faut savoir que je m'en procure chez un caviste ! Autour de 5 euros la bouteille chez Jeanne, de Versant Vins.

  • Jonc-Blanc pommes de terre

    Le bergerac, logiquement ça me fait plutôt fuir. Je n'aime pas trop cette région où souvent encore on fait pisser la vigne pour du vin qui n'en mérite pas le nom. Je n'ai jamais rien goûté de très spécial. Le pire étant le liquoreux qui donne mal au crâne dès le premier verre.

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    Mais beaucoup disent du bien de ce montravel, une A.O.C. un peu dans l'ombre. Château Jonc-Blanc (15 euros chez Versant Vins). Un vin blanc ouvert une heure, tenté sur un petit pot-au-feu. De l'ampleur et bien sec, sans souci avec le boeuf moutardé. Un vin suave. Un joli mot pour une jolie sensation.

    En fait, mon problème est d'être peu sensible aux cépages sémillon et sauvignon quand ils sont cultivés en Bordelais. Car le sauvignon, je le préfère en Loire. C'est à toute cette région de Bordeaux que je suis peu sensible en fait. Et effectivement, les goûts et les couleurs...

  • Chez mon dealer, c'est lugubre

    Pour les trois Martiens qui ne seraient pas au courant (parce qu'ils habitent sur une autre planète), il neige aujourd'hui. Même à Paris.

    Quelques rares jours par an, l'atmosphère change. Les gens sont au courant et beaucoup prennent leur voiture. Mais roulent plus doucement. Les gens sont au courant et beaucoup, comme moi, prennent le métro. Mais marchent plus doucement. Bref il y a foule. Et la ville s'écoule plus doucement. C'est pas du genre "whaouahouah c'est magique, c'est Noël, ressers-moi du vin chaud !". Avant la tombée de la nuit, l'atmosphère est plutôt satinée.

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    Une journée pas trop ordinaire donc, faite pour se balader un peu si on a de bonnes chaussures. En arrivant (comme souvent) dans le 3e arrondissement, au nord du Marais, je me dégèle les arpions dans le marché des Enfants Rouges près du square du Temple. Peut-être le lieu le plus accueillant de Paris, l'un des plus cachés et malgré cela l'un des plus branchés. Ce qui explique le prix du kilo de tomate.

    Mais on préfère s'en tenir à L'Estaminet des Enfants Rouges, au petit Coréen Taeko ou aux Enfants Rouges, rue de Beauce. Et au milieu coule Versant Vins, petit caviste bien meilleur que Julien, pas loin d'ici, rue Charlot.

    Jeanne tient son petit stand avec beaucoup de délicatesse. Même quand il fait trois degrés comme aujourd'hui. Pas de chauffage d'appoint, des mitaines pour tapoter sur son Mac. C'est avant tout l'un des rares cavistes chez qui je suis à peu près sûr de trouver les vins de Catherine Marin-Pestel, alias la Grande Catherine comme l'a surnommé un blog sympa.

    Cette ancienne cadre du Louvre, docteur en littérature, a tout quitté pour les Corbières. Mon rêve ? Sans doute. En tout cas, pourquoi pas faire un jour un vin blanc aussi exceptionnel que le sien ? Non, en réalité c'est trop dur. Je préfère boire le sien. Sa cuvée La Vagabonde, AOC Corbières, est une alliance hors du commun entre macabeu et marsanne. Sec, fruité, aérien. Une bouteille ne suffit jamais. Il y a quelques années il était déjà sublime à quelques euros de moins. Aujourd'hui, même à ce prix (11 euros), La Vagabonde reste le plus grand vin blanc de France. J'assume.

    Revenons-en à Versant Vins. Je prends quatre Vagabondes. Pour demain, pour samedi, pour Noël. Le lieu accueillant comme toujours. Ce qui change aujourd'hui, c'est l'endroit. Qui se retrouve la tête à l'envers. Le marché des Enfants Rouges n'est que l'ombre de lui-même. D'ailleurs il n'est qu'ombres. Surtout quand on connaît les couleurs de l'endroit dès qu'un rayon de soleil se pointe. Ou dès qu'il fait cinq degrés. Mais là il fait trois degrés et les Enfants sont gris. Rassurons-nous car on le goûtera ce week-end : le vin sera sans doute aussi bon.

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