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vignerons indépendants

  • Se muscler les bras grâce au muscadet

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    Petit tour par le salon des Vignerons indépendants de la porte de Champerret. J'en profite pour reconstituer mon stock de muscadet pétillant chez Jo Landron, comme toujours. En plus de quelques Amphibolites Nature à prix propriété cette fois, j'ai ramené deux cartons de 6 Atmosphères. Dans le métro, dans la rue et jusqu'à mon appart, je me suis un peu musclé les bras grâce au muscadet. Qui a dit que l'alcool faisait grossir ?

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  • Salon des vignerons indépendants : rendez-vous à Champerret fin mars

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    Une fois de plus, je n'ai pas vu tout ce que je voulais voir. Une fois de plus, je me suis limité à trois ou quatre vignerons et à quelques-unes de leurs cuvées. Côté dégustation, c'est bien l'usine : la chaleur, le monde, le bruit. Et surtout, même en préparant bien le truc, on commence au blanc, mais on tombe sur un pommeau, avant d'aller au rouge, puis de revenir à un blanc qui traîne là... Rien ne vaut la visite dans la vigne. Mais au moins, le grand mérite de ce salon des Vignerons indépendants est de rapprocher vigneron et public.

    Question contenant, de plus en plus de domaines travaillent en bio-biodynamie-naturel, la liste s'allonge. Quelques grands noms du naturel sont fidèles au poste comme Binner et je découvre les autres comme Lapandéry. C'est aussi le but d'un salon comme celui-là, même si l'association n'insiste pas beaucoup dessus : faire découvrir et surprendre.

  • Petit luxe anti-crise #6 : le muscadet qui pétille

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

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    Bon d'accord. A proprement parler, ce n'est pas un muscadet. Souvent dans les titres on simplifie. Pour être clair, il s'agit d'un pétillant méthode traditionnelle produit par un des rois du muscadet, Jo Landron qui vinifie évidemment dans le 21. L'homme de l'Amphibolite Nature et du Fief du Breil. Cette cuvée-là s'appelle Atmosphères. Je l'ai goûtée il y a quelques jours, j'y suis revenu très vite. On est sur de la folle blanche (80 %) et du pinot noir (20 %). Ce qui signifie acidité et force, le tout sur des vignes de 10 à 30 ans. Vinifié sans abus de soufre.

    Après ces considérations de mec qui fait semblant de s'y connaître, entrons dans le coeur du truc. Je l'ai servi hier soir en apéro. "Ah tiens du champagne un dimanche soir !" me dit-on quand j'ouvre la bouteille. Oui, dans le geste tout y est : la collerette à enlever, le bouchon qui saute, le jus qui arrose. En bouche, sans savoir de quoi il s'agit, on peut aussi se faire avoir. Bien sûr, il n'a pas la longueur et la complexité de certains champagnes (heureusement d'ailleurs). Mais par rapport aux mauvaises bulles de grande distribution, il est clairement un cran au-dessus. "Même que je préfèrerais ça au champagne !". Et un cran en-dessous question prix : 7 euros chez le producteur. Oui, 7 euros.

    Le seul souci, c'est qu'il n'y a que 12 000 bouteilles par année. Il faut les trouver. Jusqu'à ce soir au salon des Vignerons indépendants Porte de Versailles à Paris. Ou à la Cave des Papilles, pour quelques euros de plus.

  • Salon des vignerons indépendants : mon coup de foudre

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    La famille Lapandéry vinifie de père en fils en côte-roannaise. Je ne suis pas tombé dessus par hasard, il faut dire que j'avais déjà croisé leurs bouteilles chez Augé. Une fois arrivé au salon des vignerons indépendants, on y file car on ne connaît pas et c'est sans doute intéressant. Je n'imaginais pas à quel point.

    Sur le petit stand, j'ai été accueilli par le jeune fils qui "aimerait bien voyager avant de revenir dans le vignoble familial". Grand bien lui fasse. Je ne connaissais pas trop la gamme de la maison et pire, je ne l'avais jamais goûtée. Ce n'est pas très compliqué. 1) une A.O.C. côte-roannaise 100 % gamay et 2) un vin de pays d'Urfé (que c'est beau ce nom) un joli pinot noir. Point barre.

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    Ont défilé dans mon verre les quatre derniers millésimes pour l'A.O.C. Le dernier, 2009, est déjà d'une extrême buvabilité, c'est assez incroyable. Que va-t-il en advenir dans deux ans ? 2008 est très fruité, je l'avais un peu zappé, en fait il m'intéresse bien. 2007 est très fin, presque aristo. 2006 est bien plus évolué, il fait déjà un peu vieux millésime tout en gardant de la fraîcheur. Me manque juste le 2005 qu'on ne goûte plus, il n'y en a presque plus. J'irai en acheter demain, cela fera une belle verticale.

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    Le pinot noir 2008 est emballant. Léger, virevoltant et évidemment très fin après tout ce gamay. On n'est évidemment pas dans les grand bourgognes mais il y a quelque chose.

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    Lapandéry, c'est la conjonction de plusieurs choses qui ne laissent pas indifférent l'amateur de vin. Un domaine familial, le sourire du vigneron, la défense d'une appellation peu connue, une vinification naturelle, des prix peu élevés (6 euros). Ajoutons à cela qu'ils possèdent de vieux millésimes dans tous formats (je vais m'en réserver un pour dans quelques mois).

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    C'est tout à fait le genre de vin qui me botte, à l'instar du morgon. Un rouge gouleyant, pas trop lourd, bien pensé et bien exécuté. Un régal.

  • Salon des vignerons indépendants : le muscadet, c'est bon

    Jo Landron et son équipe habitent durant quelques jours au S14, il faut en profiter pour siffler un peu de muscadet. J'ai souvent bu leur amphibolite nature et trouvé qu'il manquait quelque chose, sans doute un terroir un peu plus présent. Les autres bouteilles me plaisent toujours autant.

    * Plus présent, le Clos La Carizière (7 euros). Vraiment typé muscadet sans l'acidité dérangeante habituellement.

    * Le Fief du Breil 2009 est superbe, très frais. Un immense muscadet. Rien à voir avec ce qu'est (malheureusement) ce vin trop souvent (11 euros).

    * Le muscadet nouveau 2010 ("grains de Raisins") est sublime, quoi qu'il semble contenir un poil de sucre résiduel. J'avais goûté le millésime précédent, un régal aussi. Sans doute pas très cher.

    * Pour le coup, la révélation de cette dégustation, la cuvée Atmosphères est pleine de bulles fines et pas très terroir. Un joli pétillant libre, un "vin mousseux de qualité" type méthode traditionnelle. Bien sec, bien droit, ce qui vient sans doute des 20 % de pinot noir (et 80 % de folle blanche). Je suis certain qu'à l'aveugle beaucoup penseraient à du champagne. 7 euros, le prix est ridicule.

    Pas de trace du Melonix, mais je n'ai pas demandé non plus. Et pas de photos pour l'instant, on verra tout cela dimanche ou lundi.

  • Salon des vignerons indépendants : cherchez le Marestel

    Sur le stand Dupasquier (K48), on boit la Savoie version nature. Je l'avoue tout de suite, les rouges ne m'intéressent pas. Je l'avoue ensuite, les premiers blancs ne m'intéressent pas beaucoup plus. Le cépage jacquère a beau posséder un joli nom, en bouche c'est plutôt décevant.

    Non, mon intérêt se focaliste sur l'altesse, cépage de l'A.OC. Roussette de Savoie. Sur le stand, on le vend à 7 euros la bouteille. Mais pour goûter un truc vraiment extra, il y a un mot de passe à donner : Marestel. Du nom d'un cru bien spécifique. Et on prononce "marétel". C'est Jull, lecteur assidu qui m'en a parlé le premier. Jull, merci, tu as bien raison. J'ai bu le 2006 ce midi au Beurre Noisette et au salon le 2007.

    Le vin est superbe presque gras mais encore acide. Un grand cru sans nul doute. Mais il ne figure pas sur la liste proposée au stand, aussi il faut le demander. "Marétel"... (10 euros mais il n'y en a pas beaucoup).

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    Situé à Jongieux en Savoie, les Dupasquier vivent dans le hameau d'Aimavigne. Pas mal.

  • Salon des vignerons indépendants : ça commence bien (ou pas)

    Le salon se déroule se week-end Porte de Versailles, à Paris. Comme toujours, il y a pas mal de monde, la cohue à l'entrée mais après tout le monde se disperse. Ce vendredi midi, on y voyait déjà certains affalés contre le mur et moqués par les passants encore sobres. Comme chaque année, il y a de tout, du très bon et du très pas bon. Mais au moins comme chaque année (sans oublier mars à Champerret) le public qui n'en a pas forcément l'habitude est au contact du vigneron. Et ça, ça n'a pas de prix...

    Voici une très courte vidéo pour tenter de faire comprendre l'immensité de la chose. Pour tenter de faire comprendre qu'il faut préparer sa venue au salon des vignerons indépendants !

    Le truc qui me fait bondir par contre, c'est le prix des sandwichs sur les stands de bouffe. Pour un pain raplapla et un pâté sorti d'on ne sait où il en coûte 7,5 euros. On croit rêver. D'ailleurs c'est pas possible, j'ai dû rêver ou tout simplement mal lire... En tout cas à éviter. Mieux vaut manger avant ou après. Au Beurre Noisette par exemple, c'est à deux pas.

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  • Salon des vignerons indépendants : ma liste de courses "naturelles"

    A ceux qui ne connaissent pas encore les lieux, je leur en conjure : préparez votre venue au salon des vignerons indépendants de la Porte de Versailles ! Baladez-vous sur leur site, épluchez les bouteilles présentes, faites votre choix et décidez de votre parcours. Les vignerons sont si nombreux, les visiteurs si exaltés et la chaleur si élevée pour un mois de novembre que rien ne permet de garder la tête froide sur place. Sans compter les verres de vin ingurgités...

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    Certes, dans tout ce barnum, coexistent le très bon et le mauvais. J'ai dressé ma petite liste de vins dits naturels mais je n'oublie pas qu'il y en a aussi de plus classiques qui peuvent intéresser (Machard de Gramont, le très bon cognac Estève, Rolet dans le Jura...)

    * les vins de Loire de Catherine et Pierre Breton

    * toute la gamme alsacienne de Binner

    * les bons muscadets de Jo Landron

    * le saumur de Thierry Chancelle

    * les vins catalans atypiques du domaine de l'Ausseil

    * la Savoie de Dupasquier

    * les superbes bouteilles varoises des Terres Promises de Jean-Christophe Comor

    * et d'autres bonnes choses encore : les côte-roannaise de Lapandéry (dont on me dit beaucoup de bien) le château Massereau à Barsac, le saumur de Didier Sanzay, le cahors bio du Clos Siguier, les rivesaltes du domaine de Rancy, les vins corses de Torracia et Leccia, le cidre du Père Jules...

  • Le Beurre Noisette : peu de beurre, pas de noisette mais de superbes plats

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    J'en rêvais depuis combien ? 3, 4 ans ? Ce qui était sûr, c'est que ça allait nous changer du docu d'hier soir. Aucun risque de trouver au Beurre Noisette des conserves ou des surgelés de chez Métro : je ne pense pas que l'huître rôtie au pied de porc et chorizo se vende par paquets de 12.

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    C'en est tellement beau qu'on hésite à croquer dedans. C'est est tellement bon qu'on hésite à changer la commande, à demander de remplacer le plat par quatre autres huîtres. Tièdes, avec une tranche du maigre de pied de porc, des filaments de chorizo et quelques pointes de vert (courgette ?). Le tout cuit dans un bouillon iodé. Peut-être un de mes plats préférés cette année. Et je trouve cela terriblement beau.

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    Bien sûr, la poitrine de porc est très réussie. Avec un petit arbois pupillin 2007 pluôt léger la Rouge-Queue (cépage melon) de Philippe Bornard (un joli domaine dont je cherche à goûter le savagnin).

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    Mon plat nous a semblé bien plus extra. Un parmentier de haddock au chou vert. L'écume dont je ne suis pas fan apporte tout de même un côté léger fort agréable. Les petites chips apportent le croquant.

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    Mais tout l'intérêt de l'assiette réside dans cette alliance de chou vert et de haddock (par définition il est fumé - sinon c'est de l'églefin - mais sans goût trop prononcé ni trop salé). Comme dans toute brandade traditionnelle, je n'y ai pas vu de pomme de terre. Un plat formidable dans sa conception et sa réalisation. Question vin, le marestel 2006 de chez Dupasquier. Une vraie découverte que l'on s'est empressé d'aller goûter au salon des vignerons indépendants juste à côté.

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    Côté dessert, crème chocolat / mousse aux marrons. Là aussi très gourmand.

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    Pour moi, le baba au rhum à imbiber soi-même. Avec la bouteille de Saint-James ambré 10 ans à dispo sur la table. Mais comme nous en parlions juste avant, les desserts (même dans les très bons restos comme ici) nous déçoivent souvent. Si on considère que c'est comparable, ils sont un niveau en-dessous des plats.

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    Le Beurre Noisette, 68 rue Vasco de Gama, 75 015 Paris, 01 48 56 82 49. A midi E+P ou P+D 22 euros. La complète à 30.

  • Les jolis nuits-saint-georges

    Chose promise, chose bue : on a ouvert récemment deux bouteilles de Bertrand Machard de Gramont. Je l'ai déjà dit ici lors de notre visite au domaine, leurs vins rouges m'enchantent. Ces nuits-saint-georges sont puissants, terroiristes sans être lourd. C'était à nouveau le cas pour Les Vallerots 2007. J'attends impatiemment le salon des vignerons Indépendants pour quelques caisses de bourgogne régional.

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    L'aligoté m'a paru un peu sur la défensive, pas aussi acide qu'au domaine. Les autres bouteilles sont à Metz, j'en ouvrirai d'autres pour en avoir le coeur net.

  • Bordeaux : le Bar-Cave, joli petit moment

    A Bordeaux, il est assez difficile de trouver une cave à manger un peu accueillante. On consulte ses guides bien-aimés, sur papier et sur la toile. Et on trouve le Bar-Cave, petite adresse du chef Jean-Pierre Xiradakis, dans la même rue que La Tupina.

    Ce week-end là, on était à Bordeaux pour un mariage entre Blaye et Bourg. Donc le midi, je me jette directement sur un blanc de Blaye, le Château des Tourtes. Assez enivrant, je le goûterais bien à nouveau, au salon des Vignerons Indépendants.

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    Quant à l'assiette, si elle est trop salée, elle a pas mal de répondant, tel cet oeuf aux cèpes à moins d'une dizaine d'euros. Les frites d'en face étaient assez excitantes. Une adresse agréable.

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    Bar-Cave, 34 Rue de la Porte de la Monnaie, 33 000 Bordeaux, 05 56 31 12 33

  • Ma Mecque à moi

    Alors qu'il pleut en Arabie Saoudite et qu'on n'entend plus parler de Patricia Kaas, à Paris comme tous les six mois, c'est la fête au pinard de péquenot. Et c'est pas une injure. Un compliment par rapport aux grands châteaux détenus par de grandes familles, de grands groupes, degrands financiers...

    C'est le salon des Vignerons Indépendantsporte de Versailles, à côté de mon boulot. Plus facile que le salon de mars, porte de Champerret, à l'autre bout de Paris.

    Cette jolie association fédère près de 10 000 vignerons. Or course, y a du bon et du mauvais. C'est pas parce qu'il n'est pas coté au CAC 40 que le pinard est forcément bon. C'est plus compliqué. En tout cas, il y a une belle brochette de mecs qui présentent certaines de leurs cuvées que l'on ne trouve pas partout.

    Petit aparté : un membre de ce groupement m'a récemment expliqué qu'un petit stand sous l'immense hall coûte au vigneron 1 500 euros HT. Je rajoute le voyage, cinq nuits d'hôtels, le convoyage du pif... Bref il faudrait vendre près de 600 bouteilles pour rentrer dans les frais.

    Audrey, Christian et Jo Binner n'ont pas ce genre de problèmes. Je leur ai laissé 150 euros. Le client d'avant en a fait autant. Et on est que jeudi.

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    Pêle-mêle, j'ai dégoté des magnums de riesling (à 14,5°... comme quoi il fait chaud dans l'Est), des demi-bouteilles de blanc de noirs moelleux, des vendanges tardives d'un bel été 2003, une eau-de-vie de lie-de-vin... Je donne pas de prix, parce que de ce stock je vais tirer des cadeaux. De Noël, de pendaison de crémaillère, de paëlla. Et puis ce sont les prix producteur, ça ne voudrait rien dire.

    PS 1 : Les photos du salon, c'est pas maintenant, mais bientôt.

    PS 2 : Vous avez remarqué combien le titre est drôle ? Copyright, merci.

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