Avertir le modérateur

ze kitchen galerie

  • Lundi soir, suite du feuilleton Ze Kitchen Galerie

    Non, cette fois, ce n'était pas pour manger. Dommage.

    Mais juste pour apprendre cette info, en arrivant au travail :

    GaultMillau : William Ledeuil (Ze Kitchen Galerie) "cuisinier de l'année"

    PARIS, 26 oct 2009 (AFP) - Le chef du restaurant parisien Ze Kitchen Galerie (VIe), WilliamLedeuil, a été élu "cuisinier de l'année" par l'édition 2010 du guide gastronomique GaultMillau, à paraître jeudi.

    Le chef, qui vient d'ouvrir un deuxième établissement parisien, KGB (pour Kitchen Galer ie Bis), "invente des passerelles et courbe l'espace-temps en rapprochant les continents", chez lui "chaque convive est en partance", estime le guide.

    William Ledeuil, ancien chef de Guy Savoy, "connaît tout de la grande cuisine française", écrit le guide. "Il y ajoute une science des herbes et des épices, plus particulièrement d'Asie du Sud-est, qui donne autant de mystère que d'originalité à un bouillon, un wok de légumes ou même de simples pâtes", ajoute-t-il.

    Le guide recense au total 3.560 restaurants et 1.580 hôtels. (GaultMillau 2010 - 1.440 pages - 29 euros)

    William Ledeuil 08.09 (108).jpg

    Pour ceux qui suivent, et c'est le billet précédent, là juste en-dessous, on a donc mangé à Ze Kitchen Galerie samedi, deux jours avant cette annonce. Le bouillon les pâtes, tout est déjà expliqué.

    Samedi soir, j'avais bafouillé trois mots à William Ledeuil. Quand je lui parlais des médias où on l'entendait peu, alors qu'on y voyait tout le temps ses restaurants, il donnait la plus belle réponse : "mon métier, ce n'est pas la communication. Mon métier, c'est d'être en cuisine."

  • Samedi soir, Ze Kitchen Galerie

    Alors, pour la galerie, je voulais absolument que l'on re-mange ici, comme on l'avait fait il y a un an à deux. Et surtout pour faire découvrir cette cuisine épatante à deux autres personnes. Un chef voyageur donc curieux, William Ledeuil, qui revisite des classiques avec le savoir-faire et les épices asiatiques, en sublimant des produits plus ou moins quotidiens. Des plats longs à expliquer, tant les épices et les condiments entrent en jeu. Un court billet sur un petit blog ne peut absolument rien résumer.

    Petite parenthèse. Conquis après le premier repas ici, je faisais un petit tour dans la sublime épicerie japonaise Issé Workshop, près de la Bourse (on aura l'occasion d'en reparler) quand le patron s'est enflammé : "William Ledeuil, c'est un révolutionnaire". Il a compris avant tout le monde l'importance de l'acide dans notre civilisation du sucré. Le retour au vin naturel face à ceux de Michel Rolland et Robert Parker correspond au même phénomène.

    Retour à Ze Kitchen Galerie. Tout est absolument impeccable, sauf qu'à chaque fois je me trompe de plats. Bien sûr le king crabe en tempura est bon (20 euros), bien sûr, le canard de Challans et foie gras est extra (35 euros). Betterave crapaudine, patate douce, aaaah... Là j'avais déjà un peu grignoté dans mon assiette.

    P24-10-09_23.15[01].JPG

    Avec, comme à chaque fois chez William Ledeuil, un vin d'Alsace, ici pinot blanc 2007 de chez Ostertag. Deux bouteilles (31 euros l'une) à quatre. Au moins demain matin, on n'aura pas mal au crâne. (Ai-je rêvé ou j'ai vu un Gérard Bertrand à la carte ? Allo, William, qu'est-ce qui se passe ? On s'en reparle ?)

    Mais ce qu'il y a de plus terrible ici, c'est donc que je me trompe dans mes choix. Une fois de plus, les macaronis aux champignons (20 euros) sont... sont... En fait, après ce plat, il ne reste plus qu'à se pendre, car ça va être très dur de vivre toute une vie en ne mangeant pas ce plat à chaque repas. Et le bouillon, idem (20 euros).

    J'ai aussi goûté les huîtres... "Je mange la mer" disait Evelyne (20 euros).

    Quant aux desserts, là c'est bon, je choisis bien. Et je peux même balancer l'intégralité de l'intitulé : Glace chocolat blanc, sauce pistache, thé vert, wasabi. Si, si, sur une seule et même assiette (11 euros). La tuerie de chaque automne. Le plat qui assomme, un peu comme les macaronis. Des plats qui incitent à s'intéresser à la cuisine.

    Les filles ont penché pour les figues rôties et framboise (10 euros). L'alliance parfaite. Rien d'autre à ajouter. Ah, si une petite glace raisin-gingembre.

    Conclusion. Ma mère refuse d'aller boire une dernière bière pour ne pas s'enlever "les goûts de la bouche" et me demande "quand est-ce qu'on y retourne ?"

  • Un petit test pas plus con qu'un autre

    Ce matin, on presse une orange banale, de supermarché. Couleur éclatante, ils l'ont cirée ? A côté, on presse une orange bio, achetée aussi dans un petit supermarché. Couleur moins franche, plus pâle. Le premier jus comparé au second se révèle très sucré. Le second sent enfin l'agrume, avec ce côté acide qui annonce la saison automne-hiver. Depuis la révélation pour les vins blancs, complétée sur ce thème par un simple repas chez William Ledeuil (Ze Kitchen Galerie, à Paris), c'est une évidence : l'avenir de la cuisine est dans l'acide.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu